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Rencontre avec une maman de djihadiste


Le vendredi 12 avril 2021, nous avons réalisé un zoom inspirant avec Saliha Ben Ali, maman de djihadiste.

Lors de cette rencontre, Saliha Ben Ali nous a parlé de son histoire et de son livre intitulé « Maman, entends-tu le vent ? Daech m’a volé mon fils. » Auteure, fondatrice et coordinatrice de Society Against Violent Extremism Belgium, une association qui a été créée pour venir en aide aux familles touchées par le djihadisme. Aujourd’hui, Saliha Ben Ali s’engage auprès des jeunes afin d’essayer de comprendre et de lutter contre l’endoctrinement terroriste. Cette rencontre inspirante s’est inscrite dans le cadre du projet CommUnity qui a pour ambition de prévenir les idéologies radicales. Ben Ali a partagé sa très émouvante histoire et son combat pour que d’autres mamans ne vivent pas ce qu’elle a vécu. « La radicalisation des jeunes n’est pas un problème familial, c’est un problème sociétal » a rapporté cette militante. L’estime de soi des jeunes et les rôles modèles étaient au cœur des échanges. Les jeunes, qui sont l’avenir de notre société, ont besoin de perspectives pour ne pas tomber dans le piège, disait-elle. Nous avons eu l’occasion de discuter des processus et des signes de la radicalisation et avons réfléchi aux approches préventives.

Nous remercions Madame Ben Ali pour son courage et sommes solidaires à son combat.

Fedactio organise une conférence sur la démocratie culturelle



Le mercredi 14/04/21, Fedactio a organisé une conférence sur la "Démocratie culturelle". Cette conférence portait sur les enjeux de la culture dans notre société plurielle. Nous avons abordé le sujet sous différents angles, tout en mettant l'accent sur l’importance d'avoir une culture accessible et inclusive, en particulier pour les publics fragilisés. La culture peut être un fabuleux vecteur d'émancipation et de cohésion sociale à condition de donner à chacun la possibilité d'apporter sa pierre à l'édifice. À travers cet événement, nous souhaitions mettre en lumière les pratiques participatives qui valorisent la diversité de notre société.

Lien vers la vidéo de la conférence -> https://youtu.be/4ScDc2cYvHU

Dans un premier temps, M. Alexandre Thiry, Responsable communication et chargé de projet chez Fedactio est revenu sur ce qu'est la démocratie culturelle. Il l'a définie comme l'ensemble des pratiques qui consistent à insuffler de la démocratie dans la culture, à donner à chacun les moyens d'en être l'acteur et plutôt qu'un simple consommateur.
Lors de son intervention, il est revenu sur les origines du concept et de sa terminologie, de l'industrialisation à la révolution française, de la lutte ouvrière aux mouvements de contestation sociale des années 70 qui mettent en tension les tenants de « la culture pour tous » et ceux de « la culture par chacun ».
Cela a permis d'en cerner certains enjeux.
- Au niveau de la diversité culturelle tout d'abord : si on se penche sur la Belgique, force est de constater que depuis ses origines elle est d’une grande diversité. Politique et institutionnelle dans un premier temps, philosophique, idéologique et socio-économique d’autre part, notre histoire est fondée sur différents clivages, entre laïcs et religieux, entre socialistes et libéraux, entre classe ouvrière et bourgeoisie capitaliste. Ces différentes composantes de la société sont en soit porteuses de vision de la culture et de pratiques culturelles différentes. Les mouvements migratoires de la seconde moitié du XXe siècle à nos jours sont venus amplifier cette diversité. Prenons le cas emblématique de Bruxelles où cohabitent 183 nationalités différentes et où un habitant sur trois est de nationalité étrangère. On peut, comme nous le pensons chez Fedactio, voir dans notre diversité culturelle une chance et une grande richesse. Mais pour ceux qui trouveraient ce discours naïf, elle peut être perçue à tout le moins comme un état de fait et un défi à relever. L’idée est d’appréhender les populations issues de l’immigration en termes de potentiel et non en termes de manque.
- Concernant les politiques culturelles ensuite : on constate ces dernières années des mesures politiques visant à promouvoir la diversité culturelle. Si on ne peut que les saluer, il faut cependant rester vigilant que celles-ci ne se fassent pas au détriment des politiques visant l’égalité de fait et l’exercice des droit culturels. Le risque est de faire porter exclusivement sur les individus la responsabilité de leur intégration socio-culturelle, et d’oublier le rôle essentiel de l’État et des politiques publiques.
- Sur la médiation culturelle et le rôle des associations enfin : la démocratie culturelle n'est pas une simple invitation à la culture, mais une initiation à la culture ; ce qui suppose une politique de médiation culturelle, d’éducation à la culture, visant à dépasser les obstacles symboliques à l’accès à la culture. Elle consiste à considérer la culture non plus comme objet de consommation mais comme un terrain social de participation : l’attitude passive, réceptive, doit faire place à des activités créatives et collaboratives. Nous pensons essentiel de mettre en valeur les productions culturelles populaires ou minoritaires face à des standards culturels dominants. Aujourd'hui les acteurs culturels publics sont en compétitions avec les industries culturelles des géants du web (Netflix par exemple). Au delà de la question des modes d'accès à la culture, se pose la question de la production culturelle. Les structures professionnelles ont un quasi monopole sur la production et impose une culture loisir et passive plutôt qu'une culture active et revendicatrice. Le monde associatif à travers les actions culturelle et d'éducation permanente a un rôle à jouer en mettant le public en mesure de se politiser et d'avoir une citoyenneté active et critique. Plutôt que d'entretenir un public de consommateurs, les associations doivent favoriser l’éclosion de toutes les cultures, en sollicitant également la participation à l’expression et à la critique.

M. Olivier Van Hee, Directeur du Service d’Inspection de la Culturel (FW-B) et Chargé de cours en gestion culturelle (ULB) a développé la question de la culture comme vecteur d'émancipation. Selon lui il faut relativiser la mise en concurrence des acteurs culturels. Il a rappelé que dans l'histoire de l'Humanité, il n'y avait jamais eu une aussi grande offre culturelle. Les industries culturelles sont les premiers vecteurs de démocratisation de la culture, mais à la différence des acteurs publics, ne portent pas les valeurs de la démocratie culturelle : la capacité d'analyse critique de la société, la citoyenneté, la responsabilité, la solidarité, la participation...
Le rôle des centres culturels, bibliothèques, centres d'expressions et de créativité est d'offrir un espace de débat et de réflexion citoyenne. Il en est de même au sein des maisons de jeunes qui ont pour objectif de former des CRACS (citoyens responsables actifs, critiques et solidaires).
Monsieur Van Hee a questionné le lien entre l'émancipation et la cohésion sociale. La cohésion sociale vise a pacifié les rapports sociaux et renforce en quelque sorte l'ordre établi, là où la culture vue comme vecteur d'émancipation peut engendrer des transformations sociales, être subversive et remettre en cause le modèle dominant.
Il a également rappelé que la culture peut être instrumentalisée. Il a critiqué la vision européenne de la culture perçue comme une transmission de savoirs et compétences visant à intégrer le marché du travail,
Enfin il a mis en lumière la manière dont les valeurs de la culture traversent les transformations de nos sociétés, notamment sur le plan de la numérisation et du rapport aux industries culturelles.

Mme Émilie Lavaux, Directrice du Centre culturel de Genappe a ensuite abordé la problématique de l'accès à la culture. Elle a exposé les freins et motivations que l'on peut retrouver chez les usagers. Selon elle, les structures culturelles sont parfois perçues comme réservées à des initiés. Le rapport au collectif est souvent lié aux conditions matérielles. Il existe aussi des difficultés au niveau de la mobilité. Elle a donné des exemples concrets d'activité mise en place par le Centre culturel de Genappe pour sortir certains usagers de leur isolement, notamment en travaillant sur la confiance en soi. Mme Lavaux a souligné l'importance de mettre les usagers au centre du questionnement dans une dynamique participative, de leur permettre de faire des propositions, plutôt que de leur imposer de façon descendante celles prises par le centre culturel.

Enfin, Mme Manon Istasse, Chargée de missions à l'Eden (Centre culturel régional de Charleroi) a souligné l'importance d'une culture inclusive en donnant des exemples de pratiques participatives. Le centre culturel se donne donc pour objectif d'élargir le public, de le diversifier en touchant différentes milieux sociaux, de le fidéliser et d'en faire un partenaire actif. Mme Istasse a commencé par rappeler l'importance de prendre en compte le territoire dans lequel s'inscrit l'action culturelle, ainsi que le cadre normatif. Partant de l'expérience de l'Eden elle a présenté leur contrat programme dont l'enjeu principal est de "faire ville ensemble". Parmi les objectifs fixés il y a la volonté de créer un imaginaire collectif en accompagnant les cultures urbaines et en développant les patrimoines et expressions populaires. C'est le cas du travail mené au sein du Carnaval de Charleroi. Ce dernier s'articule autour d'une vingtaine de groupes dont certains avaient une identité culturelle très marquée, comme les tambours du Burundi. L'Eden a donc mené un travail de "carnavalisation", permettant, plutôt que d'exacerber les différences, de faire culture commune.

La soirée s'est achevée par une séance de questions-réponses avec le public.

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Ce programme s’inscrivait dans le cadre plus large du projet CommUnity, projet européen de prévention à la radicalisation dont Fedactio est partenaire. L’idée centrale est de réunir des individus de différents horizons autour d’activités culturelles et artistiques. Le dialogue autour de ces activités étant un des leviers de la prévention aux idéologies radicales. La précédente conférence que nous avons organisé traitait de l’importance de l’expression culturelle et artistique chez les jeunes. C’est dans cette continuité que nous abordons ce sujet sur la démocratie culturelle.

Fedactio organise un workshop sur comment gérer nos multiples identités


Le dimanche 6 décembre, Fedactio a organisé un workshop « Peace café » sur les identités multiples. 


Quand on parle des jeunes, on parle souvent de la quête d’identité. Nos identités sont plurielles, mais certains traits collent à la peau. 

Les conflits qui ont ensanglanté la fin du XXème siècle, Guerres dans l'ex-Yougoslavie, Guerre Hutus-Tutsis au Ruanda, guerre du Liban sont tous des conflits qui ont opposé des groupes de personnes qui pendant des années semblaient vivre en bonne intelligence, des conflits qui ont tous eu une cause identitaire, religieuse.

Dans le cadre de la campagne « Peace café » de notre projet CommUnity, nous avons abordé les identités meurtrières d’Amin Maalouf, l’académicien français, né au Liban dans une famille de culture catholique, et qui est arrivé en France en 1976 à la suite de la guerre du Liban.

Maalouf décortique l'identité avec une approche humaniste et documentée et qui permet à chacun et chacune de comprendre que nous avons plus de points communs avec nos voisins qu'avec nos ancêtres, quels qu'ils soient. Nous devons, tous, faire un pas vers l'autre : « J'aurais envie de dire aux uns d'abord : « Plus vous imprégnerez de la culture du pays d'accueil, plus vous vous pourrez l'imprégner de la vôtre » ; puis aux autres : « Plus un immigré sentira sa culture d'origine respectée, plus il s'ouvrira à la culture du pays d'accueil ». » (P. 51). Faute de quoi, au nom d'identités non respectées, non comprises, non assumées, peuvent naître des extrémistes. 

Durant ce « Peace café », une dizaine de jeunes de différents horizons ont eu l’occasion d’écouter les expériences et les ressentis de chacun, de chacune. « Je suis comme une Belge dans un corps turc » disait l’une des participantes (3ème génération). « Je ne sais pas quelle langue utiliser sur les réseaux sociaux, je dois constamment traduire dans un sens ou dans un autre » en disait une autre. D’autres, réfugiés, témoignaient de leur gratitude pour le pays d’accueil. 

L’objectif du workshop était de montrer aux jeunes qu’on ne devait pas choisir, qu’on n’était pas des demis, des tiers, des quarts mais entiers et uniques tout en partageant énormément avec ce qu’on appelle « les autres ».

Fedactio donne aux jeunes les clés d'une campagne vidéo réussie

 

Le lundi 19 octobre 2020, Fedactio a organisé un workshop à destination des jeunes sur comment conceptualiser une vidéo de cyberactivisme. 

L'atelier, animé par Ridvan Yildiz, avait pour objectif de leur donner aux jeunes les outils pour exprimer leur idée dans une campagne web.

Durant cette séance, M. Yildiz a exposé les différentes étapes à planifier pour le développement d'une campagne vidéo : définir les objectifs, le public cible, la stratégie de communication ; ainsi que les différentes étapes de la préproduction à la réalisation, en passant par la création d'un storyboard.

Ensuite, nous sommes passé à la pratique en appliquant ce modèle théorique à des cas concrets. Les participants ont été invités, individuellement ou par groupe, à faire preuve de créativité dans le choix d'une thématique, et ont été invité à définir un public cible et à réfléchir à quel format et quelle plateforme adopter pour rendre le message plus efficace. 

Enfin les jeunes ont pu se lancer dans l'ébauche d'un scénario d'une campagne vidéo réelle. L'objectif était avant tout de leur donner les clés d'une bonne campagne de cyberactivisme leur permettant de promouvoir des valeurs citoyennes et pouvant pour atteindre des millions de jeunes en Europe.



Fedactio organise un ciné-débat sur l'état de notre société post-attentats

 Le samedi 31 octobre 2020, l'équipe de Fedactio a organisé un ciné-débat autour des films « Nettoyer Schaerbeek », de Farah Kassem et « Si tu me poses la question » de Siham Bouzerda. La séance fut suivie par une discussion en présence de cette dernière sur l'état de notre société post-attentats.

"Si tu me poses la question" de Siham Bouzerda est un court-métrage documentaire produit un an après les attentats de Bruxelles. La jeune réalisatrice belgo-marocaine y film sa famille et les invite à revenir sur le déroulement de cette journée qui marqua profondément Bruxelles et la Belgique. Cette parole libérée permet de faire resurgir les émotions, et le non-dit laisse place à un discours loin des préjugés sur le regard que peuvent se porter la société belge et les personnes issues de l'immigration musulmane. Dans un dialogue d'une grande intimité, les différents membres de la famille se livrent sur ce qui fait le sel de notre société et sur les transformations de cette dernière au cours des dernières années. En retraçant leur propre histoire migratoire et en acceptant de s'exprimer à cœur ouvert, chacun nous offre un point de vue lucide sur l'état de notre société post-attentats et quant à l'avenir des personnes issues de l'immigration au sein de celle-ci. 

Également sorti en 2017, le second film, "Nettoyer Schaerbeek" de Farah Kassem est un huis clos de fiction-documentaire dans lequel cette jeune femme libanaise se met en scène en tant que personne ayant sombré aux sirènes des discours sécuritaires alarmistes diffusés en boucle par les autorités et les médias. Depuis son appartement schaerbeekois Farah pense apercevoir de potentiels terroristes par le biais de sa fenêtre. Scrutant les passants à travers les rideaux elle projette sur eux ses propres traumas. La situation prête à sourire quand l'arroseur devient l'arrosé et que la police se met à suspecter cette personne qui met tant de zèle à vouloir les avertir. Avec sa mise en scène ambiguë, le film questionne à sa manière les conséquences d'un climat anxiogène où la suspicion et la délation sont venues s'inviter dans les relations sociales. 

Suite à la projection, les participants, a ont pu échanger avec Mme Bouzerda lors d'une discussion sur Zoom. Âgés de 14 à 27 ans, la dizaine de participants a souligné la qualité des deux films. La discussion s'est portée sur les difficultés rencontrées à filmer sa propre famille et à se livrer sur des questions intimes. Ont aussi été abordées les questions identitaires, la montée de l'extrémisme, de l'islamophobie, et du sentiment d'insécurité, et la responsabilité du discours médiatique.

Siham Bouzerda est une jeune vidéaste belgo-marocaine ayant fait des études de photographie (INRACI) et de cinéma (HELB). Elle fait de la photo portrait, as de l'expérience comme cadreuse, comme animatrice d'ateliers d'initiation au cinéma, mais également en tant que réalisatrice. Elle a remporté le Prix jeune jury du festival l'Âge d'or de la Cinematek, son film "Si tu me poses la question" a par ailleurs a été primé dans le cadre du festival "Filmer à tout prix".

Cette séance s'inscrivait dans le cadre du projet CommUnity, projet européen mettant l'art et la culture au centre de la prévention aux idéologies radicales. Il s'agit du premier d'une série de ciné-débats que Fedactio organisera tous les mois.

Les jeunes se réunissent pour combattre les préjugés

Le samedi 4 juillet 2020, Fedactio a organisé un atelier sur les préjugés et stéréotypes raciaux. Une vingtaine de jeunes étaient réunis pour ce premier « Peace Café » pour apprendre à mieux comprendre et déconstruire les préjugés et réfléchir à comment lutter contre les discriminations qui en découlent. L'atelier a été animé dans une ambiance conviviale par  Mme Sarah Degée, professeure de psychologie et psychopédagogie et chercheuse associée à l'Institut de Recherche Formation Action sur les Migrations (IRFAM).

Les stéréotypes et préjugés s’inscrivent dans une action spontanée de l’esprit humain à catégoriser les individus pour mieux appréhender, maîtriser, ordonner et systématiser son environnement.
Diverses études ont mis en lumière combien les stéréotypes constituent un élément fondamental des relations intergroupes. À travers eux, un individu est assigné à une catégorie à partir de certaines caractéristiques (comme son apparence physique) et en négligeant les autres. Cette assignation à une catégorie conduit à attribuer à l’individu en question toutes les caractéristiques du groupe.
Si certains stéréotypes peuvent sembler avoir une connotation positive (par exemple : "les noirs sont bons danseurs", "les femmes sont douces"), ils ont souvent des conséquences négatives ("les noirs ne pensent qu'à se divertir", "les femmes sont faites pour les soins"), c'est pourquoi il est important d'apprendre à les repérer et à les déconstruire.

C'est à travers différents jeux et animations que Mme Degée a amené la problématique. Les supports comme les activités étaient variés, et le passage du collectif à des groupes plus réduits et permis aux langues les plus timides de se délier. L'ambiance était détendue et propice à la discussion constructive. L'atelier a été l'occasion pour certains participants de prendre conscience des conséquences néfastes des préjugés, pas toujours évidentes de prime abord.

À la fin de la séance, nous avons demandé aux jeunes ce qu'il était possible de mettre en place à leur échelle afin de lutter contre les préjugés et mettre fin aux discriminations qui en découlent.
Parmi les propositions avancées, certains ont proposé d'investir le champ politique à travers un parti, des manifestations, ou la création de comités de soutien aux victimes. L'idée étant de visibiliser un maximum ces questions, une autre proposition était d'invertir internet et les réseaux sociaux (Instagram, Discord...)
D'autres ont mis en avant le fait de donner le bon exemple, en soulignant qu'avoir un bon comportement peut contribuer à un mieux vivre ensemble, mais en prenant conscience que la charge de la responsabilité n'avait pas à peser uniquement sur les épaules des personnes d'ascendance étrangère. Une réponse similaire est à trouver dans la mise en place de campagnes de "role models" auxquels les jeunes peuvent s'identifier (notamment pour la déconstruction des préjugés sexistes).
D'autres encore ont proposé de sanctionner les auteurs de discrimination, en prenant pour exemple l'exclusion d'un établissement scolaire d'un auteur de propos racistes, ou la censure sur internet. Dans un même temps, ils ont exprimé des réserves quant à l'efficacité d'une approche répressive sur le fond du problème, et sur le risque d'exacerber les tensions et la frustration et d'être au final contre-productif. Une autre réponse envisagée est un travail de prévention, en mettant en place des ateliers éducatifs, pédagogiques, comme par exemple des cours de citoyenneté et de diversité culturelle et de montrer aux auteurs de propos racistes les conséquences néfastes de ces derniers pour les victimes. La plupart étaient d'accord pour souligner l'importance des rencontres entre personnes de différents horizons, épinglant que bien souvent les personnes racistes ne côtoient pas vraiment l'autre.
Enfin plusieurs jeunes ont proposé d'organiser des activités qui rassemblent, notamment à travers le sport, la musique, l'art, la réalisation de courts-métrages... en expliquant que l'importance était de construire ensemble à travers un jeu collectif, sans se préoccuper de l'âge ou des origines ethniques des participants.

L'ensemble des participants s'est montré intéressé de réitérer l'expérience sur d'autres sujets citoyens et problématiques sociétales. Parmi les souhaits exprimés, celui de voir un public encore plus diversifié participer aux ateliers, notamment des Belges "de souche".
Les idées proposées par les participants rejoignent directement la philosophie de notre projet. En effet, cette activité s’inscrivait dans le cadre plus large des « Peace Café » du projet « CommUnity » projet européen d'intégration culturelle qui entend prévenir les idéologies radicales en réunissant des jeunes de différents horizons auteur de diverses activités culturelles ou artistiques.