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L'équipe de Fedactio a participé au Refugee Walk 2020 !


Le dimanche 27 septembre, l'équipe de Fedactio et ses bénévoles ont participé à Bruxelles à la cinquième édition de la Marche des réfugiés (Refugee Walk) en coopération avec l'ASBL Vluchtelingenwerk Vlaanderen, le service flamand des réfugiés. En ce dimanche ensoleillé, nous avons parcouru ensemble 10 km à travers le bois de la Cambre, la forêt de Soignes et le parc Tournay afin de récolter des fonds pour soutenir l'aide aux réfugiés.

Avec l'aide de 1.878 autres marcheurs dans toute la Belgique, Refugee Walk a permis de récolter cette année un montant record de plus de 485.000 EUR à destination de l'aide aux migrants. L'organisation se réjouit de cet élan de solidarité en ces temps difficiles. L'équipe de Fedactio sera certainement au rendez-vous l'an prochain !

Les jeunes se réunissent pour combattre les préjugés

Le samedi 4 juillet 2020, Fedactio a organisé un atelier sur les préjugés et stéréotypes raciaux. Une vingtaine de jeunes étaient réunis pour ce premier « Peace Café » pour apprendre à mieux comprendre et déconstruire les préjugés et réfléchir à comment lutter contre les discriminations qui en découlent. L'atelier a été animé dans une ambiance conviviale par  Mme Sarah Degée, professeure de psychologie et psychopédagogie et chercheuse associée à l'Institut de Recherche Formation Action sur les Migrations (IRFAM).

Les stéréotypes et préjugés s’inscrivent dans une action spontanée de l’esprit humain à catégoriser les individus pour mieux appréhender, maîtriser, ordonner et systématiser son environnement.
Diverses études ont mis en lumière combien les stéréotypes constituent un élément fondamental des relations intergroupes. À travers eux, un individu est assigné à une catégorie à partir de certaines caractéristiques (comme son apparence physique) et en négligeant les autres. Cette assignation à une catégorie conduit à attribuer à l’individu en question toutes les caractéristiques du groupe.
Si certains stéréotypes peuvent sembler avoir une connotation positive (par exemple : "les noirs sont bons danseurs", "les femmes sont douces"), ils ont souvent des conséquences négatives ("les noirs ne pensent qu'à se divertir", "les femmes sont faites pour les soins"), c'est pourquoi il est important d'apprendre à les repérer et à les déconstruire.

C'est à travers différents jeux et animations que Mme Degée a amené la problématique. Les supports comme les activités étaient variés, et le passage du collectif à des groupes plus réduits et permis aux langues les plus timides de se délier. L'ambiance était détendue et propice à la discussion constructive. L'atelier a été l'occasion pour certains participants de prendre conscience des conséquences néfastes des préjugés, pas toujours évidentes de prime abord.

À la fin de la séance, nous avons demandé aux jeunes ce qu'il était possible de mettre en place à leur échelle afin de lutter contre les préjugés et mettre fin aux discriminations qui en découlent.
Parmi les propositions avancées, certains ont proposé d'investir le champ politique à travers un parti, des manifestations, ou la création de comités de soutien aux victimes. L'idée étant de visibiliser un maximum ces questions, une autre proposition était d'invertir internet et les réseaux sociaux (Instagram, Discord...)
D'autres ont mis en avant le fait de donner le bon exemple, en soulignant qu'avoir un bon comportement peut contribuer à un mieux vivre ensemble, mais en prenant conscience que la charge de la responsabilité n'avait pas à peser uniquement sur les épaules des personnes d'ascendance étrangère. Une réponse similaire est à trouver dans la mise en place de campagnes de "role models" auxquels les jeunes peuvent s'identifier (notamment pour la déconstruction des préjugés sexistes).
D'autres encore ont proposé de sanctionner les auteurs de discrimination, en prenant pour exemple l'exclusion d'un établissement scolaire d'un auteur de propos racistes, ou la censure sur internet. Dans un même temps, ils ont exprimé des réserves quant à l'efficacité d'une approche répressive sur le fond du problème, et sur le risque d'exacerber les tensions et la frustration et d'être au final contre-productif. Une autre réponse envisagée est un travail de prévention, en mettant en place des ateliers éducatifs, pédagogiques, comme par exemple des cours de citoyenneté et de diversité culturelle et de montrer aux auteurs de propos racistes les conséquences néfastes de ces derniers pour les victimes. La plupart étaient d'accord pour souligner l'importance des rencontres entre personnes de différents horizons, épinglant que bien souvent les personnes racistes ne côtoient pas vraiment l'autre.
Enfin plusieurs jeunes ont proposé d'organiser des activités qui rassemblent, notamment à travers le sport, la musique, l'art, la réalisation de courts-métrages... en expliquant que l'importance était de construire ensemble à travers un jeu collectif, sans se préoccuper de l'âge ou des origines ethniques des participants.

L'ensemble des participants s'est montré intéressé de réitérer l'expérience sur d'autres sujets citoyens et problématiques sociétales. Parmi les souhaits exprimés, celui de voir un public encore plus diversifié participer aux ateliers, notamment des Belges "de souche".
Les idées proposées par les participants rejoignent directement la philosophie de notre projet. En effet, cette activité s’inscrivait dans le cadre plus large des « Peace Café » du projet « CommUnity » projet européen d'intégration culturelle qui entend prévenir les idéologies radicales en réunissant des jeunes de différents horizons auteur de diverses activités culturelles ou artistiques.

La formation des jeunes fragilisée par la crise


Ce mercredi 15 juillet 2020, nous célébrons la Journée mondiale des compétences des jeunes. Cette année est marquée par la crise du COVID-19 et le confinement durant lequel les établissements scolaires ont dû fermer leurs portes afin de contenir la propagation du virus. Cette fin d’année scolaire a été l’occasion de basculer, souvent dans la précipitation, vers l’enseignement à distance. Ce type d’enseignement entraîne des difficultés considérables, aussi bien pour les étudiants que pour les professeurs, en termes de concentration, préparation, d’adaptation des programmes, de connectivité, d'évaluation ou de certification. C’est dans ce contexte particulier que Fedactio a souhaité recueillir les témoignages des principaux intéressés, en donnant la parole à deux jeunes étudiants ayant eu des difficultés à suivre leurs études durant la crise.

Le premier témoignage nous vient de Mustafa, un étudiant de 20 ans en 6e année professionnelle à Mons :
« Le confinement a été un peu dur pour moi, car je n’ai pas l’habitude de rester tout le temps à la maison. Je faisais deux formations en parallèle en suivant des cours du soir tous les jours après l’école. D’un coup, on t’enferme chez toi. Je n’arrivais plus à me concentrer, je ne pouvais pas ouvrir un cours pour étudier, c’était compliqué. Bien sûr il y a eu de la flexibilité. Personnellement j’ai réussi mon année car nous avons été évalués selon nos résultats du mois de décembre. Mais j’ai le sentiment que mon niveau d'intelligence a diminué, qu’il a été sous-exploité, car je n’arrivais pas à travailler depuis chez moi. J’ai essayé de m’adapter à la situation, mais mon cerveau était déconnecté. Et c’est sûr que je vais avoir du mal à m’y replonger, je suis en retard et il va falloir travailler dur pour me mettre à jour. »

Le second témoignage est de Nihal, 21 ans, étudiante en sciences sociales à la VUB (Bruxelles) :

« Je savais déjà que mon cursus était difficile car j’ai trois matières principales. Durant la crise du coronavirus, nous avons reçu tous les documents nécessaires à la préparation des examens. J’ai eu le sentiment que les professeurs estimaient qu’on devait être en mesure de travailler, alors que ce n’était pas toujours possible, car dans un même temps avec le virus beaucoup de choses se passaient. Certaines personnes perdaient leurs proches, etc. C’est une véritable pandémie, mais j’ai eu l’impression que les professeurs ne s’en rendaient pas vraiment compte. Ils se contentaient de dire « ok, nous traversons une pandémie, nous vous souhaitons bon courage ». À titre d’exemple, durant un examen j’ai dû répondre à 3 questions ouvertes. J’ai fait de mon mieux pour rédiger 6 pages en 3 heures. En temps normal ça n’aurait pas posé de problème, mais ici j’étais confinée depuis plusieurs mois. Il n’y avait pas suffisamment d’endroits où je pouvais améliorer mes compétences ou étudier. Ils nous ont balancé ces 3 questions sans alternative, en nous poussant à y répondre. J’ai depuis reçu mes résultats, j’ai réussi dans certaines matières, échoué dans d’autres. Au départ, je pensais que les professeurs se montreraient plus compréhensifs, mais ça n’a pas été le cas. Ils n’ont pas réellement pris la mesure de tous les problèmes que vivaient les étudiants comme le stress ou d’autres problèmes invisibles. »

Outre le fait de perturber leurs études, la pandémie inflige d’autres difficultés aux jeunes : en provoquant une nouvelle crise économique elle anéantit leurs perspectives d’emploi et constitue une entrave pour ceux qui veulent accéder au marché du travail ou cherchent à se réorienter. Si avant la crise l’accès à l’emploi et à une situation économique stable était déjà particulièrement difficile pour les jeunes, la situation s’est depuis dégradée. Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), un jeune sur six a cessé de travailler à cause du coronavirus, et 23% ont vu son temps de travail diminuer de 23%. La hausse du chômage des jeunes est l’un des plus grands problèmes auxquels les économies et les sociétés sont confrontées dans le monde actuel, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement.

Conscient de l’importance de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, Fedactio, à travers ses plateformes Jeunesse et Éducation, souhaite donner aux jeunes un espace d’expression et de développement de leurs compétences et soutenir leur transition vers le monde du travail. En promouvant l’enseignement d’excellence et l’acquisition de compétences par les jeunes, nous souhaitons leur permettre de devenir les citoyens éclairés de demain et de poser en connaissance de cause les meilleurs choix pour leur avenir.

#DesMasquesPourTous, les bénévoles de Fedactio confectionnent des masques

#DesMasquesPourTous. Merci à vous qui avez fabriqué les masques et les blouses, que ce soit pour les hôpitaux, les maisons de repos ou pour les associations à une période où la pénurie faisait rage. Protéger ces personnes en première ligne, c’était aussi protéger la société entière.

Fedactio et ses associations membres, se sont montrés très sensibles aux difficultés que chacun a pu rencontrer pour se procurer un masque et en particulier le personnel soignant. C’est ainsi que, souhaitant contribuer de façon solidaire, nos bénévoles se sont naturellement mobilisés pour trouver le tissu approprié et les élastiques nécessaires à la confection de milliers de masques et surblouses de protection !

En tant que Fédération, il nous semble particulièrement pertinent de mettre en avant la montagne de travail accompli par nos bénévoles pour la collectivité et de remercier chaleureusement leurs efforts. Encore merci pour votre élan de générosité !



#DitesLeurMerciAvecDesBiscuits, des sucreries pour le personnel soignant

Merci à vous qui avez préparé tant de biscuits et de gâteaux pour le personnel soignant au sein de notre campagne #Ditesleurmerciavecdesbiscuits. Ces gestes ont pu montrer toute notre sollicitude à l’égard de ces héros du quotidien, et donner un peu d’énergie pour affronter un quotidien bouleversé par le virus.

Avec notre campagne "Dites-leur avec des biscuits", les bénévoles de Fedactio encouragent le personnel soignant des environs avec des biscuits et des gâteaux savoureux agissant comme un coup de pouce énergétique ! Durant ces dernières les bénévoles de Fedactio ont préparés et distribués des milliers de plateaux desserts pour le personnel soignant à travers toute la Belgique. Les réactions de la direction et du personnel soignant ont été vraiment chaleureuses !

#LoinDesYeuxPrèsDuCœur, des dessins pour nos seniors

Merci à vous et à vos enfants qui avez mis vos émotions sur papier que ce soit en dessinant ou en écrivant un mot, un texte ou un poème pour les résidents des maisons de repos dans le cadre de #Loindesyeuxprèsducoeur. Ces œuvres ont constitué un moyen de communication salutaire avec nos aînés, rompant ainsi avec leur isolement et leurs quotidiens confinés.

« Les jours sont difficiles pour les résidents mais aussi le personnel, une petite attention donnerait un peu de gaieté dans ce stress constant. » Voici le message d’une directrice d'une maison de repos bruxelloise, un message parmi tant d’autres posté un groupe de solidarité sur les réseaux sociaux. Avec le coronavirus, la solidarité est fort heureusement une valeur refuge !

En tant que Fedactio, nous avons toujours travaillé pour le vivre ensemble et développé des projets pour rapprocher les communautés et les individus or ce qui nous est demandé aujourd’hui, et ce qui est crucial pour le bien de tous est ce qu’on appelle la “distanciation sociale”. Nous préférons l’appeler « distanciation physique » mais rapprochement social, loin des yeux, mais près du cœur. C’est dans les moments les plus durs que nous avons le plus besoin des uns des autres. Cette épreuve nous montre qu’il faut se serrer les coudes et agir ensemble pour que nous puissions ensemble nous en sortir.

Si nul n’est épargné sur le plan psychologique ou social, nous vivons cette crise tous différemment Nos aînés sont les plus touchés à tout niveau : sorties et visites interdites, perte des résidents voisins etc... Nous sommes conscients qu’ils sont particulièrement affectés par la crise du COVID-19 et que le sentiment d’isolement a de grandes conséquences sur leur moral.

Les conséquences de la pandémie de COVID-19 peuvent être très angoissantes pour les enfants également. Dû notamment au changement de routine quotidienne qu’entraîne la fermeture des écoles et autres activités extra scolaires, sans compter le stress qu’ils peuvent percevoir dans leur entourage.

Nous avons donc eu l’idée de rapprocher ces deux générations en demandant aux jeunes de dessiner et/ou écrire un petit mot positif et réconfortant afin de mettre du baume au cœur des séniors. De nombreuses personnes des 4 coins de la Belgique ont répondu à notre appel citoyen #LoinDesYeuxPresDuCoeur.

Nous sommes fiers reçus de si beaux dessins et d'avoir envoyés l'ensemble à plus de 1400 maisons de repos en Belgique.

#IftaronsPourEux, des repas pour les plus démunis

Iftarons pour eux, un appel solidaire à cuisiner pour les plus démunis. Des milliers de repas préparés et distribués par les bénévoles de Fedactio ! Merci à vous qui avez préparé des repas pour les plus démunis durant le ramadan  les #Iftaronspoureux. Des milliers de repas ont été distribués aux sans-abri, aux migrants, et aux personnes défavorisées, durement touchés par les conséquences du COVID19. Contrairement aux années précédentes, nous n’avons pas pu ouvrir nos portes comme à l’accoutumée, mais nous avons ouvert nos cœurs.

Depuis trois années, notre projet « Iftarons » permet à des milliers de personnes de toute confession de se réunir autour d’un repas de rupture du jeûne. Chaque année, de plus en plus de bénévoles ouvrent leur maison et leur cœur à des inconnus dans toute la Belgique.

En raison du contexte exceptionnel causé par le Covid 19, les mesures de confinement que nous devons respecter ne nous permettent pas de réaliser notre projet comme tel. Cependant Iftarons s’adapte et s’allie à l’initiative citoyenne « Pour Eux » qui compte à ce jour plus de  4600 bénévoles rien qu’à Bruxelles.

Depuis le début du confinement de la population, les personnes sans-abris se retrouvent dans des situations encore plus précaires que d'ordinaire. Des milliers de bénévoles cuisinent et livrent à vélo des repas aux SDF, dans le respect des règles d'hygiène.

Le principe est simple, le cuisinier ou la cuisinière s’inscrit via un formulaire entre 8h00 et 12h00 et un livreur ou une livreuse vient chercher le panier le même jour entre 17h00 et 19h00 et réalise ensuite une maraude.

Nous pensons que l'action #PourEux a toutes ses chances de perdurer après la crise par la réalité de la rue et des besoins constants, mais aussi parce que le mouvement apporte une touche personnelle essentielle. Les repas sont préparés avec amour et livrés par des citoyens. 

Les bénévoles de Fedactio ont préparés et distribués plus de 1.800 repas durant le mois de Ramadan !