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Fedactio organise une conférence sur les droits humains en période de COVID-19


Le vendredi 18 décembre 2020, Fedactio a organisé une conférence online sur « Les droits humains en période de COVID-19 ». Le sujet a été abordé sous différents angles comme les violences intrafamiliales, le bien-être en maison de repos, la restriction des libertés fondamentales, ou encore les conséquences du confinement chez l'enfant.


Lien vers la vidéo de la conférence -> https://youtu.be/db1Irtyn43g

L'évènement qui accueillait une cinquantaine de participants a donné la parole à différents intervenants :

Mme Olivia Venet, Présidente de la Ligue des droits humains, nous a tout d'abord parlé de la restriction des droits fondamentaux d'un point de vue général, et des risques que peuvent entrainer des mesures liberticides sur le long terme.

Ensuite, M. Philippe Hensmans, Directeur général d'Amnesty International Belgique francophone a abordé la question du bien-être en maison en repos en présentant le dernier rapport sur la question réalisé par son organisation.

Puis nous avons donné la parole à Mme Séverine Laurent, Coordinatrice du Déclic Chimay-Thuin, un service ambulatoire pour femmes victimes de violences. Elle nous a exposé les obstacles que les victimes peuvent encourir en cette période particulièrement et les difficultés accrues pour leur venir en aide.

Enfin M. Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l'enfant, nous a exposé les conséquences du confinement sur les jeunes, notamment dans la poursuite de leur cursus scolaire.

Le programme s'est terminé par une séance de questions-réponses.

En conclusion tous étaient d’accord pour dire que la crise COVID a été le révélateur des dysfonctionnements de notre société et n’a fait qu’accentuer des violences et discriminations déjà présentes. Restons vigilants et gardant à l’esprit que les droits humains ne sont pas définitivement acquis, mais un combat de tous les jours.

Nous remercions chaleureusement les participants, et plus particulièrement nos intervenants.

Fedactio et BSPlatfom organisent un ciné-débat autour du film "Papicha"

 


Le samedi 19 décembre 2020, Fedactio et BSPlatform ont organisé un ciné-débat autour de "Papicha", un film de Mounia Meddour (2019) à destination des jeunes de 15 à 25 ans. La séance était suivie d'un débat animé par Siham Bouzerda et Alexandre Thiry.

Bande annonce : https://youtu.be/oRmiR64_sZs

Dans Papicha nous suivons Nedjma, une jeune étudiante qui vit à Alger dans les années 90, décennie noire de la guerre civile. Dans une société de plus en plus en tension où les extrémistes tentent d’imposer leur ordre moral et pourchassent tous ceux qui refusent de s’y plier, Nejdma, passionnée de mode, décide avec ses amies de braver les interdits et d’organiser un défilé dans l’enceinte de son université. Un film poignant qui rend compte des espoirs et des désirs de ces jeunes héroïnes, et du cortège de drames quotidiens dans une société qui les poussent à renoncer à leur idéaux et à leur liberté. 
Ce film poignant rend compte des espoirs et des désirs de ces jeunes héroïnes, et du cortège de drames quotidiens dans une société qui les poussent à renoncer à leur idéaux et à leur liberté.
La cinéaste s’est inspirée de ses propres souvenirs. Elle a dû lors de la guerre civile s’exiler avec ses parents, comme tant d’autres familles d’artistes et d’intellectuels menacées par le terrorisme. Mais Papicha n’est pas qu'un témoignage historique, le film est d'une actualité  brulante, à l’heure où l’Algérie se soulève à nouveau contre l’arbitraire, et où le mouvement #metoo est venu bousculer le joug séculaire du patriarcat…

Après la séance, le débat avec les jeunes s'est principalement axé sur la contextualisation des événements relatés par le film, sur la façon dont est dépeint le radicalisme religieux et sur la nécessaire préservation des libertés fondamentales, en résonnance avec les débats qui agitent actuellement notre société. Le débat s'est par endroit montré houleux, certains jeunes y voyant une critique de la religion. Il a fallu démontrer que l'héroïne du film n’est pas contre la religion mais combat les abus commis en son nom, qu'elle et son entourage sont eux-mêmes musulmans, mais refusent de l’instrumentalisation de l’islam pour justifier l’oppression des femmes. Le film à travers la diversité de ses personnages, issus de différents milieux sociaux, ayant différents niveaux de religiosité, aide à montrer que nos sociétés sont plurielles et que le vivre ensemble n'est possible que dans le respect des convictions et libertés de chacun. 
Le film a permis par ailleurs d'explorer différents concepts comme l'égalité de genre. En partant d'un contexte historique défini, le film expose les inégalités et discriminations que peuvent vivre les femmes, et les tensions qui entourent le contrôle de leurs corps, de leur tenue vestimentaire ou de leur liberté d'expression. Le film permet aussi de comprendre les enjeux d'une société laïque et les concepts de la liberté de conscience, de liberté de choix et de pluralité. 
Enfin le film permet d'interroger les résistances et solidarités misent en place pour lutter contre le fondamentalisme religieux et le harcèlement sexuel.

Fedactio organise un workshop sur comment nous débarrasser des préjugés

Le dimanche 27 décembre Fedactio a organisé son dernier Peace Café de l’année.  Avec la participation d’une dizaine de jeunes, ce workshop a été l’occasion de décortiquer nos préjugés et stéréotypes pour un meilleur vivre ensemble.

Il est élémentaire pour le cerveau de catégoriser ce qu’il perçoit. Cependant, cette catégorisation peut donner lieu à des préjugés, ensuite à des jugements de valeurs ou des idées préconçues à l’encontre d’un groupe d’individus, en leur attribuant des caractéristiques ou comportements non fondés sur la réalité (les stéréotypes).

Parce que les stéréotypes et les préjugés sont des constructions sociales, il est possible de les déconstruire avec une prise de conscience et un travail sur soi.

C’était l’objet de ce workshop organisé dans le cadre du projet CommUnity. Les jeunes ont eu l’occasion de mettre le doigt sur leurs propres préjugés et de comprendre leurs causes.

« Mon grand-père nous a toujours dit que les Grecs étaient des ennemis, j’ai visité la Grèce et je les ai trouvés d’une gentillesse incroyable…Il faut faire un pas vers la culture en question ».

Parmi les participants, une étudiante en communication et média a également abordé le rôle des médias dans la construction des préjugés et a suscité beaucoup de questionnements.

Les nombreuses interactions entre les jeunes, leurs remises en question ont fait de ce workshop un moment riche et constructif. Nous continuerons à en organiser en 2021.

Notre Women’s Community s’étend sur plusieurs continents.

Le vendredi 11 décembre s’est tenu notre deuxième zoom inspirant dans le cadre du projet Community. Pour rappel, il s’agit de rencontres mensuelles en comité restreint avec une femme inspirante pour discuter des sujets sociétaux. Notre événement avec l’auteure et la sociologue Malika Hamidi a attiré 16 femmes vivant dans cinq pays de trois continents différents. 

Madame Hamidi a retracé l'historique de la lutte féministe, dans le monde musulman et en Occident, en passant en revue ses contributrices incontournables : de Christine Delphy à Amina Wadud et Fatima Mernissi, en passant par Hidayet Tuksal."

« Pour que les femmes deviennent des vecteurs de changement au profit de la liberté, des droits humains, mais aussi pour prévenir les idéologies radicales, il faut les outiller ». Les participantes des quatre coins du monde ont eu l’occasion d’échanger sur les bonnes pratiques mais aussi sur les problématiques spécifiques à leurs régions. D’après les retours que nous avons, nous constatons à quel point les réseaux sociaux et ce genre de rencontres même en ligne peuvent être source d’ « empowerment ». 

Le projet Community a pour ambition de rassembler même quand les sujets abordés divisent. C’est pourquoi nous mettons en place des espaces et des temps de dialogue.

Période Corona, période Solidaire

 


Si on devait résumer Fedactio et ses associations membres en un mot, ça serait le dialogue dans toutes ses facettes. Rapprocher les personnes et les communautés est au cœur de nos actions. Depuis le début de la crise sanitaire et de l’arrêt du secteur socioculturel, notre Fédération et ses associations membres ont très vite pris la décision d’adapter leurs activités, de continuer à rapprocher les personnes en ligne, mais nous avons surtout initié ou participé à des actions solidaires. Les conséquences que la crise sanitaire sont telles, que la solidarité citoyenne est plus que jamais indispensable.

Grâce à votre soutien notre campagne #NoelSolidaire a été un franc succès et en cette période de fin d'année nous avons pu, avec l'aide de nos partenaires, distribuer plus de 12.000 biscuits aux maisons de repos et sans-abri. Toute l'équipe de Fedactio vous souhaite une heureuse année 2021, plus solidaire que jamais ! 

Plus globalement, tout au long de l'année 2020, nous avons réussi à mobiliser des centaines de personnes et à nouer de nombreux partenariats à travers des dizaines de campagnes. Tout cela afin de combler la solitude des personnes âgées, offrir des cadeaux aux orphelinats et centres d’accueil pour mineurs non-accompagnés, soutenir les maisons de repos et les hôpitaux, couvrir les besoins des femmes et enfants victimes de violences intrafamiliales, et préparé des repas pour les personnes défavorisées. 

Pour ce dernier axe, nos associations membres ont rejoint des initiatives citoyennes ou des ASBLs et des institutions à travers toute la Belgique. Par exemple, à Bruxelles, Beltud a rejoint Union Help en partenariat avec la Croix-Rouge ; les bénévoles de Charleroi prêtent quant à eux main-forte à l’ASBL la Faim du Mois.

Nous sommes convaincus que chaque geste peut faire la différence, surtout en des moments difficiles. Nous continuerons à sensibiliser les petits et grands sur l’importance du partage et à participer à des actions solidaires, même après la crise sanitaire.

Ces élans de solidarité nous ont permis de faire des rencontres, d’échanger autour de valeurs communes et peut-être d’essayer de changer le monde, à notre échelle. 

Voici la liste des établissements que nous avons soutenus depuis le début de la crise sanitaire et que nous continuerons à le faire une fois cette période laissée derrière nous : 

Résidence Bel-Air - Schaerbeek
Résidence Les Tilleuls - Saint-Gilles
Résidence Acacias- Molenbeek-Saint-Jean
Résidence Alay – Anderlecht
Maison de repos et de soins- La Cerisaie - Schaerbeek
Centre Minor-Dkado – Anderlecht
Maison de repos Albert De Latour – Schaerbeek
Résidence Roi Baudouin – Woluwe-Saint-Pierre
Maison de repos et de soins Azalées – Evere
Résidence Calibri- Laeken
Résidence Les Bruyères – Auderghem
Maison de repos 3ème âge – Schaerbeek
Le site PCA pour réfugiés – Bruxelles
Woonzorgcentrum De Spoele - St Niklaas
Woonzorgcentrum De Plataan- Sint Niklaas
Woonzorgcentrum De Reiger - Temse
Opvangcentrum Oostakker - Sint Niklaas
Centrum voor integrale - jeugd & gezin organisatie- Gent
Mozaïek oostakker - Gent 
"MRS ""Le Sart-Allet"" -CHÂTELINEAU"
Résidence Les Cerisiers- Anderlues
MAISON DE REPOS DR J. HUSTIN -MARCHIENNE-AU-PONT
MAISON DE REPOS JULES BOSSE -JUMET
MAISON DE REPOS SART SAINT-NICOLAS -MARCINELLE
MAISON DE REPOS RAOUL HICGUET -MONTIGNIES-SUR-SAMBRE
Résidence Notre Dame de Lourdis - Liège
Groupe serena MRS « résidence Quentin » - Liège
Résidence Elisabeth- Liège
Vulpia résidence Franki- Liège
Medisch Centrum - Beringen
Woonzorgcentrum Ocura - Beringen
Politiebureau Beringen
Woonzorgcentrum Hof ter Bloemen - Heusden-Zolder
Politiebureau Heusden-Zolder
Seniorenresidentie de Vierde Wand - Genk
Woonzorgcentrum Vinkenhof - Houthalen-Helchteren
Woonzorgcentrum Heyvis - Maasmechelen
Woonzorgcentrum Maasmeander - Maasmechelen
Woonzorgcentrum Ezeldijk - Diest
Woonzorgcentrum - Heuvelheem - Tessenderlo
Woonzorgcentrum Katharindadal Orelia - Hasselt
Depot PostNL - Sint-Truiden
Politiebureau Maaseik
Wit-Gele Kruis Mol
DC De Boskes - Antwerpen
DC Liberty - Antwerpen
Wzc Europasquare -Deurne Zuid
Wzc deTol-Deurne Zuid
DC Boterlaar-Deurne Zuid
DC Silsburg-Deurne Zuid
Dc Arena-Deurne Zuid
Wzc De Pelikaan -Deurne Noord
DVC Deurne -Deurne Noord
DC Bosuil -Deurne Noord
DC Kerkeveld -Deurne Noord
DC Kronenburg -Deurne Noord
DC Rozenboom -Deurne Noord
DC ’t Dokske -Merksem
DC De Zeelbaan -Merksem

Voici la liste des institutions ou mouvements avec lesquels nous avons collaboré pour y arriver : 

PourEux, UnionHelp, Kerkebeek, Time To Help, La Croix Rouge, InTouch, La Chapelle pour l’Europe, L’école des Etoiles, WCRP, CPAS de Charleroi, La Faim du mois, Lucerna, Sant’Egidio.

Fedactio organise un workshop sur comment gérer nos multiples identités


Le dimanche 6 décembre, Fedactio a organisé un workshop « Peace café » sur les identités multiples. 


Quand on parle des jeunes, on parle souvent de la quête d’identité. Nos identités sont plurielles, mais certains traits collent à la peau. 

Les conflits qui ont ensanglanté la fin du XXème siècle, Guerres dans l'ex-Yougoslavie, Guerre Hutus-Tutsis au Ruanda, guerre du Liban sont tous des conflits qui ont opposé des groupes de personnes qui pendant des années semblaient vivre en bonne intelligence, des conflits qui ont tous eu une cause identitaire, religieuse.

Dans le cadre de la campagne « Peace café » de notre projet CommUnity, nous avons abordé les identités meurtrières d’Amin Maalouf, l’académicien français, né au Liban dans une famille de culture catholique, et qui est arrivé en France en 1976 à la suite de la guerre du Liban.

Maalouf décortique l'identité avec une approche humaniste et documentée et qui permet à chacun et chacune de comprendre que nous avons plus de points communs avec nos voisins qu'avec nos ancêtres, quels qu'ils soient. Nous devons, tous, faire un pas vers l'autre : « J'aurais envie de dire aux uns d'abord : « Plus vous imprégnerez de la culture du pays d'accueil, plus vous vous pourrez l'imprégner de la vôtre » ; puis aux autres : « Plus un immigré sentira sa culture d'origine respectée, plus il s'ouvrira à la culture du pays d'accueil ». » (P. 51). Faute de quoi, au nom d'identités non respectées, non comprises, non assumées, peuvent naître des extrémistes. 

Durant ce « Peace café », une dizaine de jeunes de différents horizons ont eu l’occasion d’écouter les expériences et les ressentis de chacun, de chacune. « Je suis comme une Belge dans un corps turc » disait l’une des participantes (3ème génération). « Je ne sais pas quelle langue utiliser sur les réseaux sociaux, je dois constamment traduire dans un sens ou dans un autre » en disait une autre. D’autres, réfugiés, témoignaient de leur gratitude pour le pays d’accueil. 

L’objectif du workshop était de montrer aux jeunes qu’on ne devait pas choisir, qu’on n’était pas des demis, des tiers, des quarts mais entiers et uniques tout en partageant énormément avec ce qu’on appelle « les autres ».

Fedactio donne aux jeunes les clés d'une campagne vidéo réussie

 

Le lundi 19 octobre 2020, Fedactio a organisé un workshop à destination des jeunes sur comment conceptualiser une vidéo de cyberactivisme. 

L'atelier, animé par Ridvan Yildiz, avait pour objectif de leur donner aux jeunes les outils pour exprimer leur idée dans une campagne web.

Durant cette séance, M. Yildiz a exposé les différentes étapes à planifier pour le développement d'une campagne vidéo : définir les objectifs, le public cible, la stratégie de communication ; ainsi que les différentes étapes de la préproduction à la réalisation, en passant par la création d'un storyboard.

Ensuite, nous sommes passé à la pratique en appliquant ce modèle théorique à des cas concrets. Les participants ont été invités, individuellement ou par groupe, à faire preuve de créativité dans le choix d'une thématique, et ont été invité à définir un public cible et à réfléchir à quel format et quelle plateforme adopter pour rendre le message plus efficace. 

Enfin les jeunes ont pu se lancer dans l'ébauche d'un scénario d'une campagne vidéo réelle. L'objectif était avant tout de leur donner les clés d'une bonne campagne de cyberactivisme leur permettant de promouvoir des valeurs citoyennes et pouvant pour atteindre des millions de jeunes en Europe.



Fedactio lance sa nouvelle campagne : « Women’s Community »

Le vendredi 27 novembre 2020, Fedactio et son association membre Golden Rose ont lancé leur nouveau projet féminin « Women’s Community ». Une série de rencontres inspirantes mensuelles sont programmées tout au long de l’année. 

La première femme inspirante invitée était l’auteure et la psychothérapeute, Madame Dominique Thewissen. Celle-ci a échangé sur son livre, sur son parcours mais aussi sur les mécanismes qui peuvent conduire les jeunes à se radicaliser. Une quinzaine de femmes de différentes cultures et des quatre coins de notre plat pays ont eu l’occasion d’échanger avec Madame Thewissen sur leurs identités multiples et leurs conséquences au quotidien. Elle a également présenté l’outil « Bounce », une formation pour les jeunes qui vise à renforcer leurs compétences sociales, leur conscience et résilience. L’outil est actuellement utilisé dans 5 Etats membres de l’UE comme mesure pour prévenir la radicalisation à un stade précoce.

Ces rencontres se font en non mixité choisie pour instaurer la confiance et ainsi permettre la libération de la parole. Les participantes savent qu’elles peuvent parler de leur expérience et poser leurs questions sans tabou et sans jugement. 

Notre prochaine invitée sera la sociologue Malika Hamidi, auteure de « un féminisme musulman, et pourquoi pas ? ». Cette rencontre est prévue le 11 décembre prochain sur le temps de midi. Vous pouvez déjà vous y inscrire en écrivant à s.aydogan@fedactio.be. 

Ces « Women’s Community » s’inscrivent dans le cadre du projet CommUnity, projet européen mettant l’art et la culture au centre de la prévention aux idéologies radicales.

Fedactio organise un ciné-débat sur l'état de notre société post-attentats

 Le samedi 31 octobre 2020, l'équipe de Fedactio a organisé un ciné-débat autour des films « Nettoyer Schaerbeek », de Farah Kassem et « Si tu me poses la question » de Siham Bouzerda. La séance fut suivie par une discussion en présence de cette dernière sur l'état de notre société post-attentats.

"Si tu me poses la question" de Siham Bouzerda est un court-métrage documentaire produit un an après les attentats de Bruxelles. La jeune réalisatrice belgo-marocaine y film sa famille et les invite à revenir sur le déroulement de cette journée qui marqua profondément Bruxelles et la Belgique. Cette parole libérée permet de faire resurgir les émotions, et le non-dit laisse place à un discours loin des préjugés sur le regard que peuvent se porter la société belge et les personnes issues de l'immigration musulmane. Dans un dialogue d'une grande intimité, les différents membres de la famille se livrent sur ce qui fait le sel de notre société et sur les transformations de cette dernière au cours des dernières années. En retraçant leur propre histoire migratoire et en acceptant de s'exprimer à cœur ouvert, chacun nous offre un point de vue lucide sur l'état de notre société post-attentats et quant à l'avenir des personnes issues de l'immigration au sein de celle-ci. 

Également sorti en 2017, le second film, "Nettoyer Schaerbeek" de Farah Kassem est un huis clos de fiction-documentaire dans lequel cette jeune femme libanaise se met en scène en tant que personne ayant sombré aux sirènes des discours sécuritaires alarmistes diffusés en boucle par les autorités et les médias. Depuis son appartement schaerbeekois Farah pense apercevoir de potentiels terroristes par le biais de sa fenêtre. Scrutant les passants à travers les rideaux elle projette sur eux ses propres traumas. La situation prête à sourire quand l'arroseur devient l'arrosé et que la police se met à suspecter cette personne qui met tant de zèle à vouloir les avertir. Avec sa mise en scène ambiguë, le film questionne à sa manière les conséquences d'un climat anxiogène où la suspicion et la délation sont venues s'inviter dans les relations sociales. 

Suite à la projection, les participants, a ont pu échanger avec Mme Bouzerda lors d'une discussion sur Zoom. Âgés de 14 à 27 ans, la dizaine de participants a souligné la qualité des deux films. La discussion s'est portée sur les difficultés rencontrées à filmer sa propre famille et à se livrer sur des questions intimes. Ont aussi été abordées les questions identitaires, la montée de l'extrémisme, de l'islamophobie, et du sentiment d'insécurité, et la responsabilité du discours médiatique.

Siham Bouzerda est une jeune vidéaste belgo-marocaine ayant fait des études de photographie (INRACI) et de cinéma (HELB). Elle fait de la photo portrait, as de l'expérience comme cadreuse, comme animatrice d'ateliers d'initiation au cinéma, mais également en tant que réalisatrice. Elle a remporté le Prix jeune jury du festival l'Âge d'or de la Cinematek, son film "Si tu me poses la question" a par ailleurs a été primé dans le cadre du festival "Filmer à tout prix".

Cette séance s'inscrivait dans le cadre du projet CommUnity, projet européen mettant l'art et la culture au centre de la prévention aux idéologies radicales. Il s'agit du premier d'une série de ciné-débats que Fedactio organisera tous les mois.

L'équipe de Fedactio a participé au Refugee Walk 2020 !


Le dimanche 27 septembre, l'équipe de Fedactio et ses bénévoles ont participé à Bruxelles à la cinquième édition de la Marche des réfugiés (Refugee Walk) en coopération avec l'ASBL Vluchtelingenwerk Vlaanderen, le service flamand des réfugiés. En ce dimanche ensoleillé, nous avons parcouru ensemble 10 km à travers le bois de la Cambre, la forêt de Soignes et le parc Tournay afin de récolter des fonds pour soutenir l'aide aux réfugiés.

Avec l'aide de 1.878 autres marcheurs dans toute la Belgique, Refugee Walk a permis de récolter cette année un montant record de plus de 485.000 EUR à destination de l'aide aux migrants. L'organisation se réjouit de cet élan de solidarité en ces temps difficiles. L'équipe de Fedactio sera certainement au rendez-vous l'an prochain !