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Un Iftar interculturel au Parlement européen pour renforcer les droits humains et le dialogue

Parlement européen · Iftar interculturel 2026

Un Iftar interculturel au Parlement européen pour faire vivre les droits humains

Le 4 mars 2026, Fedactio a co-organisé au Parlement européen une soirée de dialogue réunissant responsables politiques, représentants religieux, universitaires et acteurs de la société civile autour d’une conviction commune : les droits humains et l’État de droit se défendent ensemble, dans les institutions comme dans la société.

Organiser un iftar au cœur du Parlement européen est un geste hautement symbolique. Dans un lieu qui incarne la démocratie européenne, cette rencontre a rappelé que nos institutions ne sont pas seulement des espaces de décision, mais aussi des garantes de l’État de droit, de la dignité humaine et des libertés fondamentales.

Mais ces principes ne peuvent vivre par la seule force des textes. Ils ont besoin d’un ancrage social, d’un engagement citoyen et d’un dialogue constant entre les décideurs politiques et la société civile. C’est précisément dans cet esprit que Fedactio a pris part à l’organisation de cette soirée, aux côtés de plusieurs partenaires européens.

Placée sous le thème « Human Rights in Action – Practising Our Shared Values for a Peaceful Tomorrow », cette édition 2026 a offert un espace de rencontre concret entre mondes politique, associatif, académique et convictionnel, dans une atmosphère à la fois solennelle, chaleureuse et profondément humaine.

Fedactio réaffirme son engagement pour les droits humains

À travers cet événement, Fedactio a réaffirmé son engagement de longue date en faveur des droits humains, de la citoyenneté active, du dialogue interculturel et de la cohésion sociale. Convaincue que la démocratie se renforce par la participation, l’éducation et la rencontre, notre association œuvre au quotidien pour créer des passerelles entre les personnes, les communautés et les institutions.

Un dialogue nécessaire entre institutions et société civile

Dans une Europe traversée par de multiples tensions (polarisation politique, défiance démocratique, fragmentation sociale), il est plus essentiel que jamais de préserver des espaces de dialogue sincère. Le Parlement européen, en accueillant cet iftar, a envoyé un signal fort : les institutions doivent rester ouvertes à la société civile, à l’écoute des réalités du terrain et fidèles aux valeurs qu’elles portent.

Cette soirée a permis de faire dialoguer des voix diverses : élus européens, représentants d’organisations citoyennes, responsables religieux, chercheurs et acteurs de terrain. Ensemble, ils ont rappelé qu’une démocratie solide ne repose pas uniquement sur des mécanismes juridiques ou institutionnels, mais aussi sur une culture du respect, de la solidarité et de la responsabilité partagée.

Le dialogue entre communautés revêt ici une importance particulière. Dans des sociétés de plus en plus diverses, apprendre à se connaître, à se parler et à se reconnaître mutuellement n’est pas un luxe : c’est une condition de la paix sociale et de la vitalité démocratique. Ce type de rencontre contribue à dépasser les préjugés, à renforcer la confiance et à créer un langage commun autour des droits, de la justice et de la dignité humaine.

Des valeurs à traduire en actes

L’iftar interculturel n’était pas un simple moment protocolaire. Il s’agissait d’un acte concret de rapprochement, d’écoute et de coopération. En réunissant des personnes d’horizons culturels, religieux et professionnels différents dans un même espace de dialogue, l’événement a montré que les droits humains prennent toute leur force lorsqu’ils sont vécus dans les pratiques quotidiennes, les engagements collectifs et les politiques publiques.

Pour Fedactio, cette approche est essentielle. Défendre les droits humains, c’est certes promouvoir des principes universels, mais c’est aussi soutenir les liens qui rendent ces principes réels dans la vie sociale : l’éducation, la participation, la reconnaissance mutuelle, la responsabilité envers les plus vulnérables et la volonté de construire un avenir commun.

En ce sens, cette soirée au Parlement européen a illustré une conviction fondamentale : les institutions sont garantes de l’État de droit, mais leur mission trouve sa pleine portée lorsqu’elle s’appuie sur une société civile active, engagée et capable de faire vivre ces valeurs au quotidien.

Retour en vidéo sur la soirée

Partenaires de l’événement

L’Iftar interculturel 2026 au Parlement européen a été co-organisé avec le soutien d’un réseau d’acteurs européens engagés en faveur du dialogue interculturel, de la cohésion sociale, de la citoyenneté active et des droits humains.

Partenaires européens co-organisateurs de l'évènement
Arco Forum
Bund Deutscher Dialog Institutionen (BDDI)
Chapel for Europe
Cohésions
Fedactio
Intercultural Dialogue Platform
Platform INS
Religions for Peace Europe
Solidarity with Others
Stiftung Dialog und Bildung (SDUB)

Construire une Europe plus inclusive

En co-organisant cet Iftar interculturel au Parlement européen, Fedactio entend contribuer activement à une Europe plus inclusive, plus juste et plus attentive à la dignité de chacun. Cet événement a montré que le dialogue entre communautés, la coopération entre décideurs politiques et société civile, ainsi que l’engagement constant pour les droits humains, constituent des piliers essentiels de la démocratie européenne.

Plus qu’un moment symbolique, cette soirée fut une démonstration concrète de ce que peuvent produire la rencontre, l’écoute et la responsabilité partagée lorsqu’elles sont mises au service du bien commun.

Dîner-iftar solidaire au profit des victimes du tremblement de terre en Turquie et Syrie


Le vendredi 14 avril 2023, Fedactio a accueilli, en partenariat avec European Women of Faith Network plus de 180 personnes lors de son grand dîner-iftar annuel. Un diner placé sous le signe de la solidarité puisque l'ensemble des fonds récoltés ont été reversés au profit des victimes du tremblement de terre en Turquie et en Syrie. Cette édition 2023 était également comme il est de coutume une soirée de dialogue puisqu'y ont pris part de nombreux représentants de la société civile.




Women of faith, Union Help, El Kalima, Maison jeanne de Lava, Upjb, Synagogue Beth Hilel, Centre Avec, Chapelle pour l'Europe, Kerkebeek, Beldefi, Time to Help, Ecole et Collège des Etoiles, Lucerna, Idp, Golden Rose, Beltud, les engagées, les soufis (je ne sais plus leur nom), les écolos, les activistes féministes et antiracistes

Au cours de cette soirée conviviale et chaleureuse, chacun a pu alors déguster l’excellent repas concocté à cette occasion de les bénévoles de nos deux associations. Après un discours de M. Alexandre Thiry, responsable et la diffusion d'une vidéo présentant les valeurs de la Fédération (voir ci-dessus), de nombreux invités ont pris la parole pour exprimer leur soutien à nos idéaux et projets de société.

En tant que Fédération, nous remercions toutes les personnes présentes d'avoir répondu positivement à notre invitation. Nous espérons que ce repas aura permis de renforcer les liens qui nous unissent et espérons vous revoir toutes et tous l'année prochaine.

Marathon de lettres en collaboration avec Amnesty International

 

Fedactio a organisé, dans le cadre de sa campagne dédiée au droits humains à l’occasion des différentes journées internationales et en partenariat avec Amnesty International, deux événements consacrés à l’écriture de lettres de soutien pour des victimes à travers le monde. 

Cette campagne sous forme de marathon de lettres est organisé par Amnesty depuis de nombreuses années et Fedactio a eu le plaisir d’organiser un événement dans ses locaux à Bruxelles le samedi 19 novembre suivi d’un deuxième au Collège des étoiles à Haren. 

Les participants furent nombreux à écrire des lettres et les élèves du Collège des Etoiles ont particulièrement manifesté un intérêt pour cette campagne au vu des nombreuses lettres récoltées à l’école. 

La campagne se poursuit jusqu’au 10 décembre, date à laquelle les lettres seront remises à Amnesty.

Rencontre avec M. Thomas Antoine, ambassadeur émérite et philosophe, au sujet de l'engagement en faveur d'une paix durable

Le mercredi 28 septembre, Fedactio a eu le plaisir et l’honneur de recevoir M. Thomas Antoine, ambassadeur émérite et philosophe, pour une table ronde sur "Consolider la paix : engagement citoyen pour une paix durable". M. Antoine a tour à tour abordé les changements de paradigmes liés à la construction européenne, le rôle de la Belgique dans le concert des nations, la question de la guerre juste, ainsi que l'importance du dialogue au sein des relations interétatiques, mais aussi ce qu'il est possible de faire en tant que citoyens ou société civile pour préserver la paix. L'évènement a réuni autour de la table différents acteurs de paix œuvrant en faveur du vivre-ensemble, du dialogue interculturel et interconvictionnel, notamment des membres de d'El Kalima, de VSMB, de la Chapelle pour l'Europe, de Dialogue Platform, d'Intouch, ainsi que de notre association membre Beltud.

Auteur d'une prestigieuse carrière diplomatique, d'abord Secrétaire d'ambassade à Téhéran, ensuite Consul à Lisbonne, conseiller politique à Washington, puis à Genève auprès de l'OMC et de l'ONU, directeur des relations bilatérales pour l'Europe Sud-Est, puis tour à tour ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Belgique en Tunisie, Argentine, Uruguay et Paraguay et au Grand-Duché du Luxembourg, et enfin de 2017 à 2020, Secrétaire-général du Bénélux, puis inspecteur des postes diplomatiques, l'intervention de M. Antoine a profondément capté l'attention de notre auditoire en lui ouvrant de nouvelles pistes de réflexions. Son éloquence et son érudition ont largement contribué au succès de cet évènement.

Le format table ronde a favorisé les interactions entre participants issu de différents horizons et notre invité. Ce dernier a exposé certains enjeux relatifs à la réalisation d'une paix durable et les changements de paradigme qui l'accompagnent. Pour lui une véritable paix ne peut être imposée, elle doit être consentie par les deux parties, et pour être une alliance véritable, elle doit être inconditionnelle. Il s'agit d'une relation active de complétude, de reconnaître l'altérité comme source de richesse.

M. Antoine a également souligné la distinction essentielle à faire entre nationalisme et patriotisme - ce dernier étant selon lui l’antidote du premier. La patrie n’est pas une identité assignée mais choisie, adoptée. Ce n'est pas non plus une relation exclusive ; elle permet au contraire la superposition d'identités multiples. On peut par exemple être à la fois fier d'être Catalan, Espagnol et Européen. C'est enfin une reconnaissance mutuelle. La Patrie accueille ceux qui en embrassent et promeuvent les valeurs, à l'image d'un père qui reconnaît son enfant. Le nationalisme à contrario, et comme n'ont pas manqués de le rappeler certains participants d'origine étrangère, crée une relation tendue, conflictuelle entre terre d'accueil et pays d'origine puisque se basant sur le rejet ou l'assimilation au détriment du sentiment d'intégration.

Selon notre invité, une bonne diplomatie intègre ces deux paradigmes. La construction européenne, bien que toujours en chantier et imparfaite, porte cet idéal. Si l'Union européenne n'a plus connu de conflit en son sein c'est justement car elle est basée non pas sur une paix imposée, conditionnelle, mais sur celle d'une paix inconditionnelle et sur l'abandon des nationalismes. La paix est cependant un exercice fragile et le "miracle" européen doit être entretenu par les citoyens de bonne volonté.

Enfin nous avons abordé la brulante question de l'agression russe en Ukraine et de la guerre aux portes de l'Europe. Une des missions du diplomate est de nouer et préserver des relations diplomatiques avec les autorités du pays d'accueil enfin de prévenir ou mettre fin à un conflit. On peut dire que la diplomatie requiert beaucoup d’empathie, de flexibilité, mais aussi un sens inné de la médiation. Il n'est cependant pas toujours possible, ni préférable de ne pas intervenir dans un conflit. M. Antoine est revenu sur le concept de « guerre juste » tel que développé par Saint-Thomas d’Aquin qui proposait trois conditions pour qu’une guerre soit juste : qu’elle soit menée par un Prince (l'autorité), qu’elle soit menée au nom d'une noble cause, et enfin qu’elle soit menée de façon éthique.

Sur l'importance de l'action citoyenne et associative, et plus particulièrement du dialogue interculturel et interconvictionnel, notre invité a tenu à distinguer la foi et la croyance. Même en étant de croyances différentes, nous pouvons témoigner d'une foi commune et œuvrer ensemble à la consolidation de la paix. Si l'action citoyenne paraît parfois insignifiante au regard du tumulte des relations internationales, il faut cependant semer de petites graines pour voir germer la paix.

L'équipe de Fedactio remercie chaleureusement Monsieur Antoine, ainsi l'ensemble des participants à cette table ronde qui s'inscrivait dans le cadre de la Journée internationale de la paix 2022, et plus largement dans notre série de tables-rondes « Peace Café ».

Assemblée finale du projet 'Inclusive Europe' à Madrid

Le vendredi 16 septembre dernier à Madrid en Espagne, s’est tenue l’Assemblée finale du projet « Inclusive Europe » dans lequel Fedactio comptait parmi les partenaires importants avec notamment sa prise du leadership de la campagne ‘Intergenerational Europe’.

Le projet était subventionné par l’Union Européenne dans le cadre du fonds asile, migration et intégration (AMIF) et comptait 8 partenaires de 6 pays différents : Platform INS (Pays-Bas) ; Arco Forum (Espagne) ; KMOP (Grèce) ; SVF (Hongrie) ; L’Université LUMSA (Italie) ; CESIE (Italie) ; IDP (Belgique) ; Fedactio (Belgique).

Avec 6 campagnes qui se sont étalées sur 2 ans, le projet visait à faciliter l’intégration des primo-arrivants dans les pays d’accueils par le biais d’activités socio-culturelles avec les citoyens locaux afin de promouvoir le vivre-ensemble ainsi qu’une vision positive de l'interculturalité et des migrations.

Ce projet qui avait pour ambition de promouvoir une société plus inclusive était donc une bonne occasion pour Fedactio de continuer de contribuer à la cohésion sociale dans le cadre d’un projet européen.

Lors de l’assemblée finale, les partenaires ont présenté les activités réalisées dans le cadre du projet et ont échangé leurs expériences et bonnes pratiques. Cet événement fut l’occasion également de discuter de la pérennité de certaines activités dans le temps, de contribuer à la recherche réalisée par l’université LUMSA (Université Catholique de Rome) dans le cadre du projet ainsi que de discuter de futures collaborations avec les différents partenaires.

Promouvoir la citoyenneté active et les valeurs européennes auprès des jeunes


Durant la dernière semaine du mois d’avril, l’équipe de Fedactio Bruxelles s'est rendue à Zadar (Croatie) pour participer au projet CITIVAS, une formation Erasmus+ sur comment promouvoir la citoyenneté active et les valeurs européennes auprès des jeunes.

À l’heure où nos sociétés européennes n’ont jamais autant été mises sous pression et polarisée, dans un contexte de post-pandémie, de crise ukrainienne et de changement climatique, il est important de souligner le rôle fondamental de la jeunesse dans la construction d’un meilleur futur. Partant du constat que la participation politique des jeunes dans les structures politiques traditionnelles est en baisse, nous pensons que promouvoir les valeurs fondamentales de l’Union Européenne auprès des jeunes et leur fournir les outils nécessaires pour devenir des citoyens actifs est l’une priorité de notre travail associatif.

Puisque les jeunes sont les citoyens de demain, il est important de leur donner l’occasion de se faire entendre et de prendre part aux grands décisions qui impacteront leurs vies futures. Ils peuvent être des acteurs de premier plan dans les domaines politiques, économiques, sociaux et environnementaux. Ils sont souvent les premiers à aspirer au changement, à apporter un regard nouveaux et proposer de nouvelles idées pour une société plus inclusive et solidaire. Mais ils ignorent parfois toutes les possibilités offertes par l’UE, et leur contribution est freinée par les difficultés qu’ils peuvent rencontrer et par leur manque de connaissance sur le fonctionnement de l’UE, mais aussi par un manque de formation en analyse des médias et en pensée critique.

C’est dans ce cadre que les équipes de Fedactio et d’Intercultural Dialogue Platform (IDP) ont participé au projet CIVITAS sur la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes à travers le travail associatif (« Promoting Active Citizenship through Youth Work »). Cette formation d’une semaine était organisée dans le cadre d’Erasmus+ et financée par l’Union Européenne. La formation a eu lieu à Zadar (Croatie), et était coordonnée par Udruga Prizma, une association active dans l’aide à la jeunesse présente dans différentes villes et régions de Croatie. Les organisateurs ont offert aux 24 participants un cadre chaleureux propice aux interactions, aux débats, et aux partage de connaissances et d’expériences.

L’objectif principal de CIVITAS était d’améliorer la qualité du travail associatif et la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes au sein des différentes associations participantes, en mettant l’accent sur des méthodes pédagogiques non-conventionnelles. Le projet CIVITAS se focalisait sur les 3 points suivants :
● Améliorer les connaissances des travailleurs associatifs relatives au fonctionnement de l’UE, de ses valeurs et droits fondamentaux ;
● Améliorer les connaissances, compétences et savoir-faire des travailleurs associatifs en lien avec l’éducation aux médias et la promotion de la pensée critique ;
● Permettre aux participants d’échanger leurs expériences et méthodes pédagogiques non-conventionnelles relatives à la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes.


Au total, ce sont des participants issus de 8 pays différents qui ont pris part au training ; Ottovolante (Italie), une association qui travaille à la promotion de l’art et la mise en avant des jeunes artistes ; Mitra (France), une ONG œuvrant à la promotion de la pensée critique et à l’éducation aux médias, Arco Forum (Espagne) une association dédiée au dialogue interculturel et interreligieux, Teotra de la Metafora (Portugal) qui fait la promotion du théâtre auprès des jeunes, IDEIS et We Are Here (Pays-Bas) qui travaille sur l’intégration des jeunes migrants, Forum Dialog (Allemagne) une association centrée sur le dialogue interreligieux, IDP et Fedactio, des associations citoyennes travaillant sur l’inclusion, la cohésion sociale, le dialogue, la défense des droits fondamentaux.

Durant les différentes sessions, CIVITAS a fourni des informations claires et précises sur le fonctionnement des institutions européennes et leurs rôles, les valeurs fondamentales et leur importance. Les différents participants partageaient l’idée qu’une meilleur connaissance du fonctionnement de l’UE, de ses valeurs, objectifs et de son héritage culturel, pouvaient aider les jeunes à devenir des citoyens plus engagés. Outre leur aspect informatif, les différentes sessions proposées étaient interactives et ont permis aux participants de prendre conscience des difficultés relatives à la mise en œuvre des droits fondamentaux et valeurs européens, comme la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et les droits humains au sein des pays membres.

D’intenses discussions ont eu lieu sur des enjeux sociétaux comme la lutte contre la pauvreté et le sans-abrisme, l’extradition de prisonniers politiques, la liberté de presse et d’information et les attaques contre des journalistes, la place des religions dans nos sociétés modernes sécularisées ou l’accès pour tous à une éducation de qualité. Sur cette lancée, les participants ont aussi débattu de l’importance du vote, de l’universalité des valeurs européennes, des concepts d’égalité et d’équité, du rôle des politiques de non-discrimination, de la réforme et des modalités du système électoral, et des moyens d’encourager la participation politique.

Partant du constat qu’une démocratie saine repose sur des citoyens bien informés et bien éduqués, et compte tenu du fait qu’un nombre sans précédent d’individus sont aujourd’hui exposés aux fake news, à la désinformation et à un environnement médiatique des plus complexe, un certain nombre de sessions étaient consacrées à l’échange et à la découverte d’outils de pensée critique et d’analyse des médias. Les ateliers interactifs ont fourni des méthodes utiles et faciles à mettre en œuvre, et activités permettant aux jeunes de développer leurs compétences pour résoudre des problèmes logiques et identifier les sophismes et biais de raisonnement. Comme souligné par les participants, quand les jeunes disposent de ces outils de pensée critique, ils peuvent plus facilement identifier et prendre conscience des stéréotypes, des raisonnement fallacieux, des motivations derrière les discours politico-médiatiques, ainsi que développer des stratégies d’autodéfense intellectuelle pour lutter contre les fakenews et la désinformation.

La formation a eu lieu dans une atmosphère chaleureusement qui a grandement facilité les échanges entre associations partenaires. Chaque participant s’est vu donner à plusieurs reprises l’occasion d’apporter sa pierre à l’édifice. Tout un chacun était invité à partager des informations relatives à son pays d’origine, sa contribution à la construction et au patrimoine européen, ainsi qu’à présenter les objectifs et activités de son association. Tout au long de la formation, malgré une grande diversité de profils, de différences culturelles et de champs d’action associative, les participants ont pris conscience de leur identité européenne et des valeurs communes qui les unissaient. Les participants ont partagé le sentiment qu’il était très enrichissant de rencontrer d’autres travailleurs associatifs issus de différents pays, d’apprendre et d’échanger de bonnes pratiques répondant à leurs besoins locaux, et d’avoir l’occasion de tisser des liens et de constituer un réseau citoyen, ouvrant la porte à de futures collaborations.

L’Union européenne a officiellement déclaré l’année 2022 « Année européenne de la jeunesse » en hommage aux sacrifices fait par les jeunes durant la pandémie. C’est une étape importante dans la reconnaissance des attentes, des droits et des besoins des jeunes. Grâce à leur capacité à porter sur les enjeux sociétaux un regard neuf et critique et à initier le changement, les jeunes sont les plus aptes à défendre et porter les valeur de l’Union Européenne, et à œuvrer à leur mise en œuvre. Ils sont malheureusement trop souvent marginalisés, trop peu souvent écoutés, quand leur voix ne sont pas purement et simplement réduites au silence. Pour obtenir de véritables changement, ils ont besoin du soutien de l’ensemble de la société civile, et plus spécifiquement d’associations qui les aide à s’outiller pour devenir des citoyens actifs. Disons pour conclure qu’il faut les convaincre qu’on est jamais trop jeune pour changer le monde !