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Assemblée finale du projet 'Inclusive Europe' à Madrid

Le vendredi 16 septembre dernier à Madrid en Espagne, s’est tenue l’Assemblée finale du projet « Inclusive Europe » dans lequel Fedactio comptait parmi les partenaires importants avec notamment sa prise du leadership de la campagne ‘Intergenerational Europe’.

Le projet était subventionné par l’Union Européenne dans le cadre du fonds asile, migration et intégration (AMIF) et comptait 8 partenaires de 6 pays différents : Platform INS (Pays-Bas) ; Arco Forum (Espagne) ; KMOP (Grèce) ; SVF (Hongrie) ; L’Université LUMSA (Italie) ; CESIE (Italie) ; IDP (Belgique) ; Fedactio (Belgique).

Avec 6 campagnes qui se sont étalées sur 2 ans, le projet visait à faciliter l’intégration des primo-arrivants dans les pays d’accueils par le biais d’activités socio-culturelles avec les citoyens locaux afin de promouvoir le vivre-ensemble ainsi qu’une vision positive de l'interculturalité et des migrations.

Ce projet qui avait pour ambition de promouvoir une société plus inclusive était donc une bonne occasion pour Fedactio de continuer de contribuer à la cohésion sociale dans le cadre d’un projet européen.

Lors de l’assemblée finale, les partenaires ont présenté les activités réalisées dans le cadre du projet et ont échangé leurs expériences et bonnes pratiques. Cet événement fut l’occasion également de discuter de la pérennité de certaines activités dans le temps, de contribuer à la recherche réalisée par l’université LUMSA (Université Catholique de Rome) dans le cadre du projet ainsi que de discuter de futures collaborations avec les différents partenaires.

Promouvoir la citoyenneté active et les valeurs européennes auprès des jeunes


Durant la dernière semaine du mois d’avril, l’équipe de Fedactio Bruxelles s'est rendue à Zadar (Croatie) pour participer au projet CITIVAS, une formation Erasmus+ sur comment promouvoir la citoyenneté active et les valeurs européennes auprès des jeunes.

À l’heure où nos sociétés européennes n’ont jamais autant été mises sous pression et polarisée, dans un contexte de post-pandémie, de crise ukrainienne et de changement climatique, il est important de souligner le rôle fondamental de la jeunesse dans la construction d’un meilleur futur. Partant du constat que la participation politique des jeunes dans les structures politiques traditionnelles est en baisse, nous pensons que promouvoir les valeurs fondamentales de l’Union Européenne auprès des jeunes et leur fournir les outils nécessaires pour devenir des citoyens actifs est l’une priorité de notre travail associatif.

Puisque les jeunes sont les citoyens de demain, il est important de leur donner l’occasion de se faire entendre et de prendre part aux grands décisions qui impacteront leurs vies futures. Ils peuvent être des acteurs de premier plan dans les domaines politiques, économiques, sociaux et environnementaux. Ils sont souvent les premiers à aspirer au changement, à apporter un regard nouveaux et proposer de nouvelles idées pour une société plus inclusive et solidaire. Mais ils ignorent parfois toutes les possibilités offertes par l’UE, et leur contribution est freinée par les difficultés qu’ils peuvent rencontrer et par leur manque de connaissance sur le fonctionnement de l’UE, mais aussi par un manque de formation en analyse des médias et en pensée critique.

C’est dans ce cadre que les équipes de Fedactio et d’Intercultural Dialogue Platform (IDP) ont participé au projet CIVITAS sur la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes à travers le travail associatif (« Promoting Active Citizenship through Youth Work »). Cette formation d’une semaine était organisée dans le cadre d’Erasmus+ et financée par l’Union Européenne. La formation a eu lieu à Zadar (Croatie), et était coordonnée par Udruga Prizma, une association active dans l’aide à la jeunesse présente dans différentes villes et régions de Croatie. Les organisateurs ont offert aux 24 participants un cadre chaleureux propice aux interactions, aux débats, et aux partage de connaissances et d’expériences.

L’objectif principal de CIVITAS était d’améliorer la qualité du travail associatif et la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes au sein des différentes associations participantes, en mettant l’accent sur des méthodes pédagogiques non-conventionnelles. Le projet CIVITAS se focalisait sur les 3 points suivants :
● Améliorer les connaissances des travailleurs associatifs relatives au fonctionnement de l’UE, de ses valeurs et droits fondamentaux ;
● Améliorer les connaissances, compétences et savoir-faire des travailleurs associatifs en lien avec l’éducation aux médias et la promotion de la pensée critique ;
● Permettre aux participants d’échanger leurs expériences et méthodes pédagogiques non-conventionnelles relatives à la promotion de la citoyenneté active auprès des jeunes.


Au total, ce sont des participants issus de 8 pays différents qui ont pris part au training ; Ottovolante (Italie), une association qui travaille à la promotion de l’art et la mise en avant des jeunes artistes ; Mitra (France), une ONG œuvrant à la promotion de la pensée critique et à l’éducation aux médias, Arco Forum (Espagne) une association dédiée au dialogue interculturel et interreligieux, Teotra de la Metafora (Portugal) qui fait la promotion du théâtre auprès des jeunes, IDEIS et We Are Here (Pays-Bas) qui travaille sur l’intégration des jeunes migrants, Forum Dialog (Allemagne) une association centrée sur le dialogue interreligieux, IDP et Fedactio, des associations citoyennes travaillant sur l’inclusion, la cohésion sociale, le dialogue, la défense des droits fondamentaux.

Durant les différentes sessions, CIVITAS a fourni des informations claires et précises sur le fonctionnement des institutions européennes et leurs rôles, les valeurs fondamentales et leur importance. Les différents participants partageaient l’idée qu’une meilleur connaissance du fonctionnement de l’UE, de ses valeurs, objectifs et de son héritage culturel, pouvaient aider les jeunes à devenir des citoyens plus engagés. Outre leur aspect informatif, les différentes sessions proposées étaient interactives et ont permis aux participants de prendre conscience des difficultés relatives à la mise en œuvre des droits fondamentaux et valeurs européens, comme la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l’égalité, l’État de droit et les droits humains au sein des pays membres.

D’intenses discussions ont eu lieu sur des enjeux sociétaux comme la lutte contre la pauvreté et le sans-abrisme, l’extradition de prisonniers politiques, la liberté de presse et d’information et les attaques contre des journalistes, la place des religions dans nos sociétés modernes sécularisées ou l’accès pour tous à une éducation de qualité. Sur cette lancée, les participants ont aussi débattu de l’importance du vote, de l’universalité des valeurs européennes, des concepts d’égalité et d’équité, du rôle des politiques de non-discrimination, de la réforme et des modalités du système électoral, et des moyens d’encourager la participation politique.

Partant du constat qu’une démocratie saine repose sur des citoyens bien informés et bien éduqués, et compte tenu du fait qu’un nombre sans précédent d’individus sont aujourd’hui exposés aux fake news, à la désinformation et à un environnement médiatique des plus complexe, un certain nombre de sessions étaient consacrées à l’échange et à la découverte d’outils de pensée critique et d’analyse des médias. Les ateliers interactifs ont fourni des méthodes utiles et faciles à mettre en œuvre, et activités permettant aux jeunes de développer leurs compétences pour résoudre des problèmes logiques et identifier les sophismes et biais de raisonnement. Comme souligné par les participants, quand les jeunes disposent de ces outils de pensée critique, ils peuvent plus facilement identifier et prendre conscience des stéréotypes, des raisonnement fallacieux, des motivations derrière les discours politico-médiatiques, ainsi que développer des stratégies d’autodéfense intellectuelle pour lutter contre les fakenews et la désinformation.

La formation a eu lieu dans une atmosphère chaleureusement qui a grandement facilité les échanges entre associations partenaires. Chaque participant s’est vu donner à plusieurs reprises l’occasion d’apporter sa pierre à l’édifice. Tout un chacun était invité à partager des informations relatives à son pays d’origine, sa contribution à la construction et au patrimoine européen, ainsi qu’à présenter les objectifs et activités de son association. Tout au long de la formation, malgré une grande diversité de profils, de différences culturelles et de champs d’action associative, les participants ont pris conscience de leur identité européenne et des valeurs communes qui les unissaient. Les participants ont partagé le sentiment qu’il était très enrichissant de rencontrer d’autres travailleurs associatifs issus de différents pays, d’apprendre et d’échanger de bonnes pratiques répondant à leurs besoins locaux, et d’avoir l’occasion de tisser des liens et de constituer un réseau citoyen, ouvrant la porte à de futures collaborations.

L’Union européenne a officiellement déclaré l’année 2022 « Année européenne de la jeunesse » en hommage aux sacrifices fait par les jeunes durant la pandémie. C’est une étape importante dans la reconnaissance des attentes, des droits et des besoins des jeunes. Grâce à leur capacité à porter sur les enjeux sociétaux un regard neuf et critique et à initier le changement, les jeunes sont les plus aptes à défendre et porter les valeur de l’Union Européenne, et à œuvrer à leur mise en œuvre. Ils sont malheureusement trop souvent marginalisés, trop peu souvent écoutés, quand leur voix ne sont pas purement et simplement réduites au silence. Pour obtenir de véritables changement, ils ont besoin du soutien de l’ensemble de la société civile, et plus spécifiquement d’associations qui les aide à s’outiller pour devenir des citoyens actifs. Disons pour conclure qu’il faut les convaincre qu’on est jamais trop jeune pour changer le monde !


Grande finale du concours "L'Art se met au vert" à l'Hôtel de Ville de Bruxelles

 

Le samedi 19 mars 2022, Francolympiades et VOV, avec le soutien de Fedactio, ont organisé la grande finale du concours de dessin « L’Art se met au vert » ! Cette année nos jeunes participants ont sorti leurs crayons et pinceaux pour s'exprimer sur l’écologie.

Cliquez ici pour voir la vidéo

L'Art se met au vert

Le thème de cette 11e édition du concours de dessin “l’Art du Vivre Ensemble” est « L’Art se met au vert ». À travers ce thème, nous souhaitions donner aux jeunes la possibilité de s’exprimer sur les enjeux climatiques, qui nous concernent tous, et eux particulièrement.

Notre planète devient jour après jour de plus en plus invivable. Les effets du changement climatique sont bien présents : inondations, sécheresses et canicules, super-feux, vents violents, fontes des glaces, disparition de la biodiversité… Leurs causes, principalement liées à nos modes de vie et de production, sont bien connues. Cette situation engendrera également de nouveaux conflits. Il est important de conscientiser les plus jeunes à ces enjeux. Ils seront en première ligne pour en subir les conséquences, mais également les principaux acteurs d’un potentiel changement.

Cette onzième édition de notre grand concours de dessin « l’Art du vivre-ensemble » a rassemblé plus de 5.000 dessins d’enfants participants venant des écoles primaires et secondaires des quatre coins du pays. Comme chaque année, les lauréats ont été primés lors d'une cérémonie à la Grand-Place de Bruxelles. Septante quatre finalistes ont eu la chance de pouvoir exposer leur dessin dans la prestigieuse salle gothique de l'Hôtel de Ville de Bruxelles.

Un mot sur le projet

Le concours de dessin est l’un de nos projets phares. Il est à nos yeux nécessaire de donner la parole aux jeunes, de discuter avec eux des défis de notre société et de réfléchir ensemble pour construire des solutions d'avenir. À travers ce concours, nous souhaitons amener les jeunes à penser le monde, ou plutôt à le repenser. Grâce au dessin, les jeunes peuvent transmettre un message, des valeurs, nous dévoiler leurs pensées, leurs espoirs, leurs inquiétudes. L’art est un langage universel. C’est un outil de communication très puissant qui permet de s’exprimer au-delà des mots et tend à dévoiler davantage de choses que ces derniers. Au-delà de la réalisation artistique, nous invitons les jeunes à un travail de réflexion, de recherche, de discussion mais surtout de conception de solutions porteuses d'espoir ! L’objectif de ce concours est donc de faire prendre conscience aux plus jeunes du poids de leur engagement en tant que futurs citoyens, et de faire transparaître leurs idées sous forme visuelle et créative.

Chaque année, nous invitons les enfants du pays à réaliser une œuvre sur un thème engagé. Après différentes étapes de présélection et un passage sous l’œil attentif de notre équipe, les meilleurs dessins ont été soumis à notre jury professionnel. Nos experts ont sélectionnés soixante finalistes nationaux qui ont été invités, avec leurs proches, à participer à notre grande finale nationale et à recevoir leurs prix dans la prestigieuse salle gothique de l’Hôtel de Ville de Bruxelles. La soirée a été couronnée par une réception qui rapproche les jeunes des deux communautés linguistiques.

Jury et finalistes 2022

Nous avons cette année eu l’honneur d’accueillir comme jury André Coppens, Ina Leys, Hamsi Boubeker, Maxime Longrée ainsi que Sergio de Beukelaer. Ce jury, composé d’illustrateurs et d’artistes peintres a fait de son mieux pour sélectionner les 3 gagnants de chaque catégorie :

1ère catégorie : (1ère et 2ème année primaire) : Lenny Kettels (1ère place) ; Asya Lopez (2ème place) ; Yara Vinetti (3ème place)




2ème catégorie : (3ème et 4ème année primaire) : Robin Sprysschaert (1ère place) ; Jutta Meerschaert (2ème place) ; Laura Rodriguez (3ème place)


3ème catégorie : (5ème et 6ème année primaire) : Merlin Raymond (1ère place) ; Ana D’hooge (2ème place) ; Sienna Meeussen (3ème place)

4ème catégorie : (1ère et 2ème année secondaire) : Liesl Hollevoet (1ère place) ; Eunice Thambo (2ème place) ; Maeva Paolini (3ème place)

5ème catégorie : (3ème et 4ème année secondaire) : Corentine de Coster (1ère place) ; Jennifer Amegan (2ème place) ; Emma Gielis (3ème place)

6ème catégorie : (5ème et 6ème année secondaire) : Léna Verbist (1ère place) ; Lou Massaux (2ème place) ; Clara Auert (3ème place)



Prix du public :

Maeva Paolini :





Le bonheur de tous les enfants et la fierté des parents et enseignants, qui a plus de 250 faisaient salle comble, se lisaient à leur sourire. Cette belle aventure a pris fin pour cette année mais nos associations d’olympiades continueront à stimuler le talent des jeunes à travers différents concours et projets. Fedactio et ses associations membres remercient chaleureusement les membres du jury pour leur fidélité sans faille, les parents et enseignants pour leur soutien au projet, les bénévoles pour leur engagement et surtout les enfants pour leur créativité et leur générosité !

Qu'est-ce que Francolympiades ?

L’Association Francophone d’Olympiades, Francolympiades est née en 2011 d’une volonté d’offrir aux jeunes un espace d’expression de leur potentiel. Pour ce faire, nous organisons des concours et projets inter-élèves et interscolaires dans divers domaines tels les sciences humaines et sociales, le dessin ou la littérature.
Fondée par deux pédagogues fraîchement diplômés qui ont réussi à s’entourer de différents profils (spécialistes de l’éducation, mais aussi des ingénieurs, des artistes, des sociologues…), l’association s’est donnée comme objectifs de :
• Sensibiliser les jeunes aux problématiques sociétales.
• Leur offrir un espace d’expression et de discussion à travers la réalisation de projets artistiques, littéraires ou scientifiques.
• Les aider à développer un regard critique sur la société et à s’engager comme citoyens.
• Les amener à mobiliser leurs savoirs pour proposer des solutions d’avenir.
• Contribuer au développement de l'estime de soi des jeunes en mettant en évidence leurs talents et capacités.
• Élargir leur horizon en rencontrant des professionnels issus de différents domaines et ainsi les motiver dans leurs futurs projets.


Le Défi européen de la liberté d’expression : repenser le rôle de l’Europe dans la protection de la liberté d’expression et la liberté de presse


Le lundi 17 février 2020, Fedactio, Intercultural Dialogue Platform et Others ont organisés une table-ronde sur « Le Défi européen de la liberté d’expression : repenser le rôle de l’Europe dans la protection de la liberté d’expression et la liberté de presse », avec pour intervenants M. Ernest Sagaga, responsable droits humains de la Fédération Internationale de Journalistes (FIJ), M. Guillaume Perrier, ancien correspondant à Istanbul du journal « Le Monde » et M. Selcuk Gultaşlı , ancien rédacteur en chef du journal « Zaman ». 

Cet événement, organisé au Press Club, a réuni un public composé de journalistes, de représentants de groupes de réflexion, de politiciens, de membres des institutions européennes, et de différents acteurs de la société civile. 

Les intervenants ont dans un premier temps évoqué la baisse des libertés face à la montée de l'autoritarisme dans l'UE et son voisinage. Ils ont souligné le rôle essentiel de la liberté de presse et d’expressions et sa contribution à la défense d'autres libertés fondamentales. Selon eux, les attaques contre les médias sont également des attaques contre la société toute entière car elles portent atteinte au droit des citoyens d'être correctement informés. 

Les orateurs ont également évoqué la complaisance apparente de l'UE vis-à-vis des tendances autoritaires empiétant sur la liberté d'expression et de presse dans son voisinage, soulignant le risque que l'UE soit de plus en plus associée aux régimes autoritaires par opposition à des valeurs telles que la démocratie et la transparence. M. Perrier a insisté sur la dégradation de la liberté de presse en Turquie et les accusations de terrorisme portées à l’encontre de toute personne s’éloignant de la ligne gouvernementale. Il a également souligné la quasi absence de médias d’opposition. Des violations graves des droits fondamentaux s’y produisent avec une accentuation depuis le coup d’État manqué de 2016, faisant de la Turquie la plus grande prison de journalistes au monde. 

Mais la Turquie n’est pas un cas isolé et M. Sagaga a présenté un rapport de la FIJ concernant les journalistes tués dans l’exercice de leur fonction. Si force est d’admettre que l’Europe fait mieux que d’autres parties du monde et que peu de journalistes y sont tués, les meurtres y sont malgré tout aussi présents. Qu’il s’agisse de Daphne Caruana Galizia de Malte, de Ján Kuciak en Slovanie, de Lyra McKee qui a été prise dans fusillade l’an dernier en Irlande du Nord, ou de Vadym Komarov d’Ukraine... la menace est bien réelle. En Italie, des dizaines de journalistes vivent sous protection policière car menacé par la mafia. Ces personnes n’ont pas la possibilité d’exercer leur métier comme ils le souhaitent à cause de menaces. Il est donc important que le Conseil de l’Europe surveille l’évolution de la situation. Même dans un pays comme la France, plus de 80 incidents ont été rapportés l’an dernier, dans le contexte de la crise des gilets jaunes où les journalistes sont attaqués par les forces de l’ordre, mais aussi malheureusement par les manifestants eux-mêmes. Si nous sommes capable de dénoncer ces incidents, si nous pouvons les mettre en lumière, nous pouvons agir ou au minimum reconnaître publiquement le droit des journalistes à travailler en toute indépendance et sécurité. 

Ce dernier a ensuite formulé des recommandations, insistant sur le fait que les attaques envers les journalistes sont des attaques envers le droit des citoyens à être informés, et que si nous voulions protéger notre droit à être correctement informé nous devions protéger ceux qui y travaillent.  Pour lui certains fonds de l'Union Européenne devraient être directement alloués à la mise en place de normes internationales en matière de liberté des presse. L’EU pourrait ainsi utiliser son influence diplomatique et économique pour peser sur d’autres pays où le journalisme est en danger. 

M. Sagaga a salué le rôle positif du Conseil de l’Europe à travers sa plateforme de « Protection et sécurité des journalistes », et présenté les recommandations de la FIJ auprès de celui-ci. À titre d’exemple, à chaque fois que des journalistes se retrouvent devant un tribunal, la FIJ met tout en œuvre pour leur assurer le droit à un procès équitable. Il est enfin revenu sur la nouvelle commission sur la « protection du mode de vie européen », appuyant sur le rôle central que devraient y jouer des valeurs comme la transparence, la comptabilité publique et bien sûr la notion de vérité. La protection de la liberté de presse est à mener en partenariat entre les associations de défense des journalistes les institutions européennes. En conclusion les intervenants souhaitent que l’UE soit plus vigilante et prennent des mesures partout où la liberté de presse est menacée. 

Le panel s'est terminé par une séance de questions-réponses.