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Journée "Zéro Discrimination" une réponse aux discriminations envers les personnes séropositives

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Dans le cadre de la Journée « Zéro discrimination » organisée ce 1er mars , Fedactio se penche sur la problématique des discriminations à l’égard des personnes séropositives. Si la lutte contre le VIH a connu de remarquables progrès sur le plan médical, la réalité sociale est toute autre. 

Cette année, les Nations Unies ont décidé de s’atteler au changement des lois discriminatoires, soit les lois ayant pour conséquence de priver de certains services essentiels des individus, ou de les restreindre dans leur mode de vie sur simple base de leur identité. En terme d’avancées mondiales depuis l’an dernier, aux Philippines, il est désormais possible pour les adolescents de 15 ans de se faire dépister sans obtenir l’accord parental et au Malawi, les dispositions qui criminalisaient la non-divulgation de la séropositivité ont été abrogées.

Accès limité voire refusé aux soins de santé, discrimination à l’embauche, traitements discriminatoires dans la sphère familiale, refus d’une promotion éventuelle, autant de situations discriminatoires qui font le quotidien d’un certain nombre de personnes séropositives chez nous également. Selon une étude publiée en 2014 (étude Vespa2 réalisée en France sur un échantillon de 3.000 personnes séropositives), 26% des personnes porteuses du VIH déclarent avoir déjà été confrontées à des traitements discriminatoires, et ce dans différents contextes parmi lesquels l’embauche (24%), le cadre familial (11%) ou encore l’accès aux soins de santé (8%). Dans ce dernier domaine, un test de situation a été réalisé en 2015 par l’association de lutte contre le sida “Aides” afin de vérifier quelle attitude les professionnels de la santé adoptaient face à des personnes séropositives. Le test s’est effectué par téléphone et chaque personne a appelé deux fois, une première fois sans mentionner qu’elle était séropositive et une deuxième fois en le précisant. Verdict : 1 dentiste sur 3 refuse de prendre en charge un patient en raison de sa séropositivité. En gynécologie, le constat est moins alarmant, seuls 7 gynécologues sur 116 ont refusé un rendez-vous à une personne séropositive.

En Belgique, la situation est similaire, avec 13% des personnes séropositives déclarant s’être déjà vues refuser l’accès aux soins de santé en raison du virus, ou encore 15% déclarant avoir déjà été confrontées à un refus ou à des complications concernant l’accès à des services tels que des assurances ou des prêts bancaires.

À ces discriminations viennent s’en ajouter d’autres telles que celles liées à l’origine ethnique, à la couleur de peau, à l’orientation sexuelle, au statut socio-économique ou encore au genre. Ainsi, en considérant la séropositivité comme motif commun et principal de discrimination, les études sur le sujet ont permis de démontrer que les femmes séropositives font davantage l’objet de discriminations que les hommes séropositifs ou encore que les hommes homosexuels séropositifs sont plus stigmatisés que les hétérosexuels porteurs du virus. Le cumul d’un ou plusieurs de ces différents facteurs, couplé à la sérophobie, engendre donc des formes et degrés de discrimination variables. 

Si le regard que pose la société sur le VIH et les personnes qui en sont porteuses n’a que très peu évolué depuis les années 80, la maladie en elle-même ainsi que la prise en charge des patients et les traitements qui leur sont administrés ont connu d’énormes progrès. Aujourd’hui, les traitements antirétroviraux permettent de rendre la charge virale des personnes séropositives indétectable, soit de limiter la quantité du virus présente dans le sang inférieure à un certain seuil. En sachant que plus la quantité de virus contenue dans le sang est élevée, plus les risques de transmission du virus sont importants, une charge virale indétectable rend donc le risque de transmission du VIH nul. Bien qu’étant une avancée majeure dans la lutte contre le VIH, ce type de traitements est encore extrêmement méconnu du grand public et les idées reçues et erronées quant au virus ainsi qu’à ses modes de transmissions demeurent légion. Ainsi, Elise Marsicano, socio-démographe, membre du comité scientifique de Sidaction et auteure de l’étude Vespa2 ayant réalisé un post-doctorat sur les discriminations envers les personnes séropositives, déclare que la sensibilisation et l’éducation concernant le virus constituent des éléments clé quant au regard que porte la société sur les personnes qui en sont porteuses. En effet, informer sur le fait que, contrairement aux idées communément admises, le virus ne se transmet pas via des piqûres d’insectes, la salive ou encore un simple baiser permettrait aux acteurs de la société d’avoir une meilleure compréhension de la maladie et des personnes séropositives. Mme Marsicano ajoute également que la première forme de discrimination envers les personnes séropositives consistant à rendre ces-dernières invisibles, la première étape vers l’élimination de toute forme de discrimination à leur égard serait de leur accorder la visibilité et la reconnaissance inhérente à tout être humain. 

Les progrès réalisés dans le domaine de la médecine pour lutter contre le VIH sont remarquables, mais force est de constater qu’ils sont encore méconnus. Les stéréotypes restent ancrés dans notre société et l’éducation reste la meilleure des armes afin d’éradiquer toute forme de discrimination à l’égard des personnes séropositives. En tant que Fédération d’associations convaincue que l’abolition des discriminations passera par l’éducation de la société civile, Fedactio souhaitait mettre en avant cette problématique et souligner le travail admirable réalisé par les nombreuses associations de terrain afin d’améliorer le quotidien des personnes séropositives. Certes, cela prend du temps, mais le jeu en vaut la chandelle.
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