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[Femmes à l'honneur] Laurence Broze : agir pour la parité dans les mathématiques

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À l’occasion de la finale du Pangea MathQuiz, Fedactio a donné la parole à l’invitée d’honneur, Laurence Broze, professeure de mathématiques appliquées à l’Université de Lille et vice-présidente de l’association “Femmes et mathématiques”, qui partage son temps entre l’enseignement et la recherche. Mme Broze lutte pour la parité en mathématiques.


Pourriez-vous nous présenter votre association ?

Femmes et mathématiques existe déjà depuis une trentaine d’années. Nous avons trois objectifs principaux. Premièrement nous souhaitons faire connaître les métiers et études de mathématiques aux jeunes et inciter en particulier les filles à s’y lancer. Deuxièmement, nous voulons aussi lutter contre le stéréotypes sexiste en mathématiques et nous voulons aussi lutter pour plus de parité dans les métiers des mathématiques. Voilà nos trois objectifs principaux.

Quelles actions menez-vous sur le terrain ?

Nous visitons énormément d’établissements scolaires (collèges, lycées, universités). Nous organisons des journées visant à faire connaître les métiers des mathématiques aux jeunes filles. Nous organisons également chaque année un colloque de doctorantes en mathématiques afin d’inciter les filles à se lancer dans une thèse de mathématiques. Et puis nous participons également à différentes actions pour favoriser la parité, en essayant notamment de sensibiliser les milieux académiques et de la recherche privée à la promotion des femmes dans ces métiers.

Pourquoi est-il nécessaire de promouvoir les mathématiques en particulier ?

Si on regarde la discipline mathématique à l’université, c’est la seule discipline (en France) où la part de femmes n’augmente pas. On constate une augmentation, parfois lente, dans d’autres disciplines, mais en maths, rien et ça a même tendance à diminuer On ne sait pas toujours très bien pourquoi, mais on essaye de sensibiliser l'ensemble de la communauté pour qu’elle se mobilise contre ça. Les femmes professeures de mathématiques deviennent extrêmement rares (30 en tout pour toute la France). En tant qu’association nous sommes tristes de constater que les jeunes filles ne s’y engagent pas ou très peu. Je pense qu’elles ont peur des comportements sexistes de la profession et de ne pas y être à leur place, mais elles ne doivent pas se décourager. Il faut lutter pour trouver notre place en maths comme on l’a trouvée dans les autres professions.

Que diriez-vous aux jeunes qui souhaitent entreprendre des études de mathématiques ? Est-ce un métier d’avenir ?

Je tiens à leur dire c’est que c’est un métier formidable et de ne pas se gêner s’ils ont envie de faire des maths. C’est un domaine où on trouve facilement du travail car on manque de mathématiciens. Comme c’est un métier en pénurie, vous pourrez travailler sur ce que vous voudrez après vos études, et vous pourrez même négocier votre salaire si jamais vous travaillez dans le privé. Vous pourrez avoir de belles perspectives d’avenir, parce que les mathématiques sont partout. On a besoin des maths, même de celles qu’on invente sans trop savoir à quoi elles vont servir, et qui finissent toujours un jour ou l’autre par servir à quelque chose. On laisse aux mathématiciens une grande autonomie pour faire de la recherche dans les sujets qu’ils aiment parce qu’on sait bien qu’un jour ou l’autre, ça pourra servir à quelque chose et que c’est un réel investissement dans le savoir de l’humanité. Je leur dirais aussi de voir les mathématiques comme un langage universel. Dans tous les pays du monde, on fait des maths de la même manière. Ce qui veut dire que s’ils deviennent mathématiciens ou mathématiciennes, ils seront membres d’une grande communauté mondiale. Je leur souhaite le bonheur de faire des mathématiques leur métier.

Pour plus d'infos sur la finale du MathQuiz : https://actualite.fedactio.be/2019/02/grand-succes-pour-la-finale-de-la-7e.html


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